samedi 23 octobre 2010

Mariage Surprise Chapitre 8



Bon, ca fait tout de même un bon quart d’heure que j’attendais de boire une bière avec, oserais-je le dire, mon Beau-frère ? Enfin, je l’avais vu aller au bar les commander et son frère l’avait suivi. J’étais resté tout seul, comme un con, oui c’est ça, durant tout ce temps, à regarder les filles se trémousser.

Je ne dis pas que cela ne m’intéressais pas, loin de là, après tout je n’étais qu’un homme et je n’ai pas mes yeux dans ma poche, mais aucune ne valait pas Rose, MA Rose. D’ailleurs elle me manquait en ce moment.

Enfin, le fait de penser à elle, me fit oublier que j’attendais depuis autant de temps. Mais qu’est ce qu’ils foutaient ces deux-là ? Trois bières, ce n’est pas la mer à boire tout de même ! Bon, où est-ce qu’ils sont passés ?

Mince, je ne les voyais plus auprès du comptoir, mais où étaient-ils ?

Je me rapprochais en jouant des coudes et en cherchant bien, je les vis passer derrière et entrer dans une pièce. Ils suivaient apparemment un autre homme qui portait quelque chose dans ses bras.

Lorsque je voulu m’approcher, une femme, une grande blonde me barra le passage.


Une voix stridente sortie de sa bouche, hum génial, tout ce que je détestais.

-          Bonsoir, je voudrais retrouver mes amis. Pourriez-vous vous pousser s’il vous plaît ?
-          Désolée, mais personne ne passe par la !
-          Attendez, mes amis sont allés vers cette porte, je dois les rejoindre !
-          Non, je suis désolé, mais vous allez devoir attendre ici.
-          Et pourquoi ?
-          Un problème qui ne vous concerne pas !

D’accord, elle le prend sur ce ton, mais ça ne va pas se passer comme ça. Cette greluche ne fait pas le poids, mais je ne vais pas la frapper non plus. Diplomatie, voilà comment réagirais Bella, mouais, sauf que la diplomatie et moi, ça fait deux, voire trois pour être tranquille.

Bon je décidais de me reculer et de surveiller ce qui se passait là dedans ! Pourquoi étaient-ils partis en … réserve ? Louche, très louche, à moins que James soit vraiment un habitué…

Je n’attendis pas longtemps, le gars qui était rentré en premier ressorti, avec un air à la fois soulagé et soucieux. Comment pouvais t’on être les deux à la fois ? Je le laissai aller voir les filles qui servaient et attendis qu’il finisse sa conversation.

-          Excusez-moi !
-          Oui ?
-          J’aimerais savoir où sont partis les deux gars qui vous suivaient ?
-          Pourquoi ? Vous les connaissez ?
-          Oui, je suis avec eux, que se passe-t-il ? Pourquoi sont t’ils partis à l’arrière ?
-          Un souci avec une de mes filles. Ils s’en occupent, apparemment il s’agit de son mari.
-          L’un des deux est le mari de la femme ?
-          Oui, excusez-moi, je reviens de suite.

Et il parti ramasser des bouteilles vides et remplir des d’autres. Pff, alors comme ça James était marié lui aussi et de plus avec une des coyotes et bien ils n’ont vraiment pas les mêmes goûts les frangins. Je vis Edward sortir de la pièce du fond et partir dans le sens inverse. Merde, il ne va pas me laisser ici tout de même. J’hésitai à appeler ma Rose, surtout pour lui dire de venir me chercher ici dans ce lieu, je crois qu’elle m’arracherait les yeux !

-          Sam !
-          Ouais, Sam, je peux sortir par là, mon pote vient de partir dans l’autre sens ?
-          Pas de problème. Tu veux boire quelque chose ?
-          Non, merci.

Ouf, je m’éloignais et commençais à courir vers Edward, enfin, vers la sortie qu’il avait pris. Une fois la porte ouverte, je m’arrêtais derrière lui. Tiens il fume ? Bizarre, avec tout le temps que l’on avait discuté, je n’avais pas senti cette odeur caractéristique de la cigarette, mais bon.

Je lui tapais sur l’épaule et lorsqu’il se retourna, je fus surpris.

-          Heu James ?
-         
-          Je croyais que c’était Edward.
-          Non, ce n’est que moi. Tu veux quoi, Emmett ?
-          Ben, je comprends plus, le gars, Sam, vient  de me dire que tu étais avec ta femme, qu’elle avait eu un problème.

Et là, il se mit à rire à gorge déployée. Il reprit rapidement son sérieux.

-          Non, ce n’est pas la mienne, pourtant ce n’est pas l’envie qui m’en manquait, mais elle n’a pas arrêté de me rejeter depuis un bon moment, pourtant…

Je ne lui laissais pas le temps de finir et me mis à rebrousser chemin. Malheureusement la porte était fermée, elle ne s’ouvrait que de l’intérieur. Je tambourinais de plus en plus fort et enfin la porte s’ouvrit sur ce Sam.

-          Et doucement mon gars, qu’est-ce-…
-          Pousse-toi !
-          Non mais tu te crois où ?
-          Si je ne me trompe pas, il s’agit de ma sœur, alors tu dégages de mon chemin.


Ce qu’il fit sans demander son reste. Je me retrouvais devant la fameuse porte et mis la main sur la poignée. Perdu, la porte était fermée de l’intérieur, mais quelle poisse !

Je me mis à cogner sur cette porte en appelant ma sœur ! J’entendis une femme me répondre. Pas de doute possible, ça ne pouvait être qu’elle. Je me demandais comment j’allais la ramener manu-militari à la maison, lorsque la porte s’ouvrit sur… Waouh, pas permis, comment … Ha, pourquoi… Je perdais mes mots.

Je passais mon regard d’elle à LUI, et compris ce qu’ils avaient fait peu de temps avant que je n’arrive, l’air était saturé de l’odeur caractéristique de SEXE !

C’était ma petite sœur, bon sang, je me devais, je me dois de la protéger, lorsqu’elle prit la parole.

-          Emmett, je crois que nous allons avoir une longue conversation.
-          C’est sûr. Prend tes affaires, on rentre !
-          Ok, je préviens Sam et j’arrive.
-          Ah non, je ne te quitte pas. Je viens avec toi !

Non mais elle croyait quoi la petite sœur ? Je la vis prendre ses affaires et je la suivi jusqu’au bar. Elle avait remis son masque, surement pour que personne ne la reconnaisse. Je remarquais qu’Edward nous suivait également, mais à distance.

Je laissais tout de même Bella parler avec son patron très rapidement, puis elle revint à mes côtés. Nous sortions enfin de cet endroit. Edward nous ramena tous les trois à la maison une fois qu’il eu envoyé un message.

Il resta un instant dans la voiture, l’air de ne pas savoir s’il rentrerait ou non, mais vu qu’il faisait parti de la famille maintenant, je lui proposais de se joindre à nous. Enfin se joindre était des mots bien gentils pour avoir enfin des explications.

Malgré l’heure tardive, je ne lâcherai rien. Je ne comprenais pas pourquoi Bella faisait autant de cachotteries. Elle partit se changer dans sa chambre pendant que nous nous installions dans le salon, mon regard sur sa porte afin qu’elle ne m’échappe pas.

Elle revint très rapidement, habillée comme une parfaite petite Bella que je connaissais, ou que je croyais connaitre. En peu de temps, j’en avais appris de belle et je me demandais combien de secrets elle avait encore.

Elle s’installa en face de moi, Edward était resté debout, appuyé contre le chambranle du couloir. Bella n’arrêtais pas de se mordiller les lèvres et de se martyriser les mains. J’avais envie de lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête, mais je préférais ne pas la brusquer, la connaissant elle serait capable de…

-          Bien je ne sais pas par où commencer.
-          Commence par…, je ne sais pas…, comment est tu devenue…
-          Une Coyote ?
-          Je peux comprendre que certaines personnes
-          Emmett, s’il te plait laisse-moi parler, d’accord ?
-          Excuse-moi, je t’…, enfin nous t’écoutons.
-          D’accord, en fait, tu te rappelles lorsque j’ai été reçue à mon école, je vous ait dis que j’avais reçue une bourse.  
-          Tu ne l’as pas reçu, c’est ça ?
-          C’est bien ça, en fait malgré mes bonnes notes, il n’avait pas assez d’argent pour tous les étudiants cette année là et ils ont préférés les donner aux étudiants qui n’avaient pas autant de chances que moi, il me restait mon père et toi, donc ils se sont dit que l’on se débrouillerait pour payer mes études. Comme la paye de papa n’aurait jamais suffit, j’ai cherché une banque, mais ils ne prêtaient pas aux étudiants sans garantie, et puis j’ai entendu parler de Sam. Et de fil en aiguille, je l’ai rencontré, on a beaucoup discuté, et finalement, je bosse chez lui pour payer ma dette.

Elle nous avait avoué tout cela sans reprendre son souffle. Je comprenais mieux, beaucoup mieux, mais elle aurait dût m’en parler, je suis son frère, je suis la pour la protéger ! Après ce que notre mère lui avait fait, je pensais qu’elle pouvait se reposer sur moi, sur nous, mais apparemment je me trompais.

En la regardant, je me disais qu’elle ne m’avait pas tout dis.

-         
-          Bella, tu peux tout me dire.
-          En fait, cela fait trois ans que je bosse pour lui.
-          Quoi ? Cela veut dire que depuis que tu es sorti de la fac, tu bosses pour ce gars ? Comment cela se fait, tu aimes tellement ce boulot que ton rêve tu l’as mis au placard ?
-          NON, Bien sûr que non, je déteste de plus en plus ce métier, mais je n’ai toujours pas remboursé mon emprunt, alors…
-          C’est une blague ? Trois ans ?
-          Hum, en fait j’ai signé un contrat de cinq ans et ensuite je pourrais partir.
-          Et il n’est pas possible de le casser se contrat ?

Nous nous retournions vers Edward, je l’avais presque oublié. Sa question paraissait de bon sens. Je regardais de nouveau Bella et la vis trembler de partout.


-          En fait, non. Le seul moyen de le casser serait de…, enfin… tu comprends ?
Un grondement sorti de ma gorge, en même temps qu’Edward. Au moins nous étions d’accord sur la même chose.

-          Bella, pourquoi avoir gardé tout cela si longtemps ? Et ton mariage ?
-          J’avais peur, peur de ta réaction, peur de celle de papa et puis, finalement j’ai bien fait, car voit où sa vie la menée jusqu’à aujourd’hui !
-         
-          Et puis, je me sentais sale et pour le mariage, c’était une erreur.
-          Je sais bien. Va te reposer, d’accord et on verra demain, d’accord ?
-          Tu as raison. Bonne nuit Emmett.

Je me levais pour l’embrasser sur son front et elle alla vers Edward. Je ne savais pas ce qu’il pouvait penser, mais je ne voyais pas de colère lorsqu’il posait son regard sur sa « femme ». Whoua, ça fait bizarre tout de même de penser que ma petite était mariée.

Il lui ouvra grand les bras et elle se jeta dedans. Il l’embrassa doucement et je me sentis de trop, pour une fois que ça m’arrive.

Elle rentra dans sa chambre et referma sa porte.

**********




Saloperie de vie ! Plus j’entendais ces mots, plus je me disais que les hommes comme ce Sam était vraiment des pourris. Ils savaient profiter des faiblesses des femmes qui sont dans le besoin.

Elle venait de rentrer dans sa chambre, celle où… Non, n’y pense pas, pas pour l’instant, elle n’avait pas besoin d’un pervers, surtout pas d’un autre en fait. Je me retenais d’aller voir mon frère pour des explications, mais d’après ce que j’avais compris, il était accro à MA Bella !

Le message que je lui avais envoyé, j’espérais qu’il comprenait qu’il devait l’oublier ! De toute façon la fin de mon texto était très explicite. Je savais qu’il n’était pas vraiment net, mais bon je ne savais pas qu’il était autant obsédé.

Je l’ai vu dans son regard, la douleur, la fureur, je ne l’avais pas reconnu. Ce n’était plus mon demi-frère, mais un étranger.

Je ne voulais pas en parler à Emmett, il avait beaucoup de choses à assimiler ce soir. Mais il fallait que je lui parle d’autre chose.

-          Emmett ?
-          Excuse-moi, j’étais dans mes pensées. Tu devrais rentrer.
-          Juste une chose, pour le contrat de Bella...
-          Oui, j’y pensais aussi, il faut que l’on trouve un moyen pour l’en débarrasser !
-          Je pensai à la même chose. Il suffirait d’y retourner et de parlementer !
-          Tu crois que ça suffira ?
-          Non, mais je ne lâcherais pas l’affaire comme ça.
-          Tu as raison, Bella ne doit plus travailler dans un endroit pareil.
-          Au fait, quelles études Bella a fait ?
-          En fait, elle voulait devenir assistante sociale, à cause de …
-          Sa mère, enfin votre mère ?
-          Oui. Tu sais, elle a énormément souffert de son départ, elle à beaucoup de mal à faire confiance.

Un coup de fil à cette heure de la nuit nous fit sursauter. Je vis Emmett froncer les yeux, puis décrocha.

-          Allo ?
-         
-          Oui c’est bien ici
-         
-          Quoi ?
-         
-          Non, attendez, vous êtes sur ?
-         
-          Ok, j’arrive de suite !

Je le vis reposer le téléphone en soupirant.

-          Emmett ? Qu’est-ce que tu as ?
-          Edward, tu peux rester ici pour veiller sur Bella ?
-          Oui, bien sûr, mais …
-          Je dois aller à l’hôpital !

Il partit comme une flèche, sans m’en dire plus. Je décidais de rester sur le canapé, en attendant son retour.


Mariage Surprise Chapitre 7




Nous étions là, dans cet endroit où sans mon frère je n’aurais jamais mis les pieds. Je trouvais dégradant l’image de la femme qu’il pouvait renvoyer et je ne comprenais pas ces filles qui se déhanchaient de cette façon, traitées comme de vulgaire morceau de viandes ! Qu’est-ce que cela pouvait leur apporter ?

Emmett était apparemment de mon avis, car il semblait de plus en plus mal à l’aise, mais une bière et nous rentrions chacun chez soi. Enfin, c’est ce que je croyais. En arrivant auprès du comptoir, avec beaucoup de mal, James me suivant de près, il avait repéré une de ces demoiselles, je commandais trois bières. Espérant que je les aurais rapidement, lorsque l’une de ces coyotes descendis rapidement du bar et pris une autre bouteille pour tous ces assoiffés !

Je l’appelais, ou plutôt lui criait dessus afin qu’elle reporte son attention sur moi, lorsque je la vis se retourner vers nous deux. Derrière son masque, je la vis écarquiller ses yeux et passer de mon demi-frère à moi.


-          Tatiana, comment va ?

Elle ne répondit pas, mais je la vis blanchir. Plus je la regardais et plus le doute s’installa. Elle était brune, plutôt grande, mais à y regarder de plus près, elle portait de sacrés talons ! Ses yeux étaient de couleur chocolat, comme…

-          Hé t’as dit quoi frérot ?

Et là, je vis la jeune femme tomber au sol.

-          Mince, qu’est ce qui lui arrive ? SAM, VIENS VITE !!

C’était une autre femme, blonde toute vêtue de cuir rouge, pantalon taille basse et petit haut très court qui sautais auprès d’elle. Je la voyais la prendre dans ses bras et vérifier qu’elle respirait.

-          Merde Tanya, que c’est t’il passé ?

La voix grave venais d’un homme d’une carrure impressionnante, un tee-shirt simple qui collait à son torse comme une seconde peau moulait ses abdos et ses bras étaient tel deux poteaux. Il s’approcha des deux filles, pendant qu’une autre faisait un boucan d’enfer afin de détourner les regards de ce qu’ils faisaient.

Le fameux Sam, se mit à genoux et commençai à parler à l’oreille de celle qui était évanouie. Comme il n’avait apparemment aucune réponse, il se releva.

-          Tanya, continue de servir, je vais m’occuper d’elle !
-          Mais…
-          Pas de mais, d’accord ?

C’est à ce moment que je décidais de m’approcher.

-          Qu’est-ce que tu fous ?
-          Attend, il faut que je sache. Je peux vous aider ?

Le Sam, se retourna pour me jeter un regard noir, pris la jeune brune dans ses bras et parti à l’arrière. Je décidais de le suivre.

-          QUOI ?
-          J’aimerais vous aider.
-          Pourquoi faire ? Je me débrouille très bien, laissez nous !

Il ouvra une porte d’un coup de pied et entra avec son fardeau. Il la déposa sur un canapé et se mit devant elle. Je ne voyais que son dos, ce qui commençait à m’énerver !

-          Écoutez, je m’appelle Edward Cullen et je pense que cette jeune femme, est… heu, ma… comment dire…

Il se retourna à ce moment et je vis qu’il avait enlevé son masque.

-          Et …

Il attendait les mains sur ces hanches. Je ne sais pas ce qu’il attendait, mais le fait de la voir ainsi m’arrêta dans mes pensées.

-          Bella. Mais ce n’est pas possible !
-          Qu’est-ce que tu lui veux et accouches, ou j’appelle Jacob et il n’est pas tendre quand il s’agit de mettre les gens à la porte, alors ?
-          C’est ma FEMME, bon sang !

Ouf, c’était sorti, mais je me retrouvais avec un gros muscle légèrement surpris et merde, mon frère qui était derrière moi qui avait tout entendu !

-          Comment ca ta femme ? Tu t’es marié quand ? Et pourquoi elle bon sang, tu ne pouvais pas t’en trouver une autre ? Mais t’es fou ma parole... Tu ne comprends rien, toujours à prendre les meilleures…

Et James continua comme ca pendant cinq bonnes minutes. Je commençais à comprendre pourquoi elle ne se sentait pas digne de moi, mais pourquoi ne m’avoir rien dit, j’aurais accepté tout d’elle. Bon le principal était qu’elle devait se réveiller rapidement.

J’imagine le choc qu’elle à eu en me voyant ici. Je me rapprochai d’elle et Sam me laissa approcher.

-          Je comprends mieux son anxiété depuis quelques temps. Je me doutais qu’il n’y avait pas que son père dans l’histoire, ni son ex, mais là ! Ca devient vraiment du n’importe quoi.
-          Ecoutez Sam, j’ai l’impression qu’elle garde tout pour elle, tout est tellement enfoui en elle… Je ne sais pas.
-          Je crois qu’elle se réveille.

Ce n’était qu’un murmure, mais je comprenais qu’elle devait être dans un mauvais rêve. Au moins, elle revenait parmi nous. Je la voyais différemment, habillée ainsi, dansant comme elle le faisait, je me demande si la maladresse qu’elle avait était réelle ou juste un jeu. Qui était’ elle vraiment ?

Cela ne me déplaisait pas, mais j’aurais aimé qu’elle me le dise plutôt que je le vois par moi-même.



**********




Cela faisait une heure que j’étais au boulot et Tanya m’emmerdais déjà. Elle trouvait que je n’allais pas assez vite et surtout que je ne ramassais pas assez de pourboires. Qu’est-ce qu’elle me saoule celle-là ! Vivement que je trouvai autre chose comme boulot, mais depuis le temps que j’étais ici, déjà trois ans, juste pour l’ouverture, je n’avais plus le temps, ni le courage d’en sortir.

-          Bon allez bouge un  peu plus ton cul ! Mais qu’est ce qui t’arrive en ce moment, t’as tes règles ou quoi ?
-          Fais pas chier, d’accord !

Et voilà que des mots doux et c’était comme ca depuis un mois. Elle venait à peine d’arriver et déjà elle se prenait pour la reine !

Et c’est reparti pour un tour et voilà que je me déhanche, en donnant de petites tapes à ceux qui veulent me toucher en riant, pas le choix, ils adorent ça ! Et je leur rempli leurs verres, comme ça, ils seront tellement bourrés qu’ils me lâcheront la grappe !

Et merde, encore une de vide, c’était le moment que je déteste, j’aurai préférée rester derrière se satané comptoir, mais Sam avait trouvé que j’avais un cul à damner un saint, et donc, pour rapporter encore plus de clients, bref, je passe les détails, mais il fallait monter avec des talons d’au moins dix centimètres et le pire s’est qu’il fallait en redescendre, tout cela avec « grâce ». Et le pire c’était ces masques, enfin des loups oui, il ne cachait que la moitié de notre visage, mais bon nous étions moins reconnaissables ainsi.

Bref je me retrouvais sur le sol ferme, quand une voix me demanda trois bières. Non mais quelle idée qu’elle est bonne, des bières, ici ? Il ne voulait pas un thé non plus ?? Non parce que Sam en vendait, mais il préférait que l’on vende l’alcool fort, plus rentable.

Je me retournais et cherchais du regard qui avait bien pu demander cela, lorsque je le vis ! Mais ce n’est pas vrai, à défaut d’avoir le prix de Miss catastrophe, se serait celui de Miss Porte La Poisse !


Ah, mais ce n’est pas vrai, comment est-ce qu’ils se connaissent  ces deux-là ? Trop d’émotions depuis quelques temps, trop de problèmes qu’il aurait fallu que je résous, je préférais la facilité et sombrais dans l’inconscience.


Je ne sais pas combien de temps je restai inconsciente, mais lorsque je repris mon activité normale, je n’ouvrais pas les yeux, je préférais rester dans l’oubli.

Mais c’était sans compter que je n’étais pas seule, loin de là. Je ne savais pas où j’étais exactement, mais aux voix, il y avait Sam … Et les deux autres. Pourquoi étaient-ils-la ? Quoique sur les deux, je savais très bien ce que l’un d’eux venait faire. Mais l’autre…

En les entendant parler, je me mis à penser tellement fort, que finalement je dus parler à haute voix.

-          Non… non… Pas maintenant, pas ça !
-          Je crois qu’elle se réveille.

J’ouvrais les yeux en grand et vis qu’Edward était juste à mes côtés. Il y avait tellement d’interrogation dans son regard, que je ne souhaitais pas qu’il parle. Je me redressai lentement et la je les vis, Sam qui s’inquiétait comme s’il était ma mère et LUI ! Encore et toujours présent. Je croyais que Jacob avait compris qu’IL ne devait plus mettre les pieds ici.

J’étais furieuse. D’une part parce que j’avais été découverte, mais aussi parce que se sale mec trainait toujours autour de moi. Cela faisait un an que nous n’étions plus ensemble, depuis le jour où je l’avais trouvé dans les bras d’une vulgaire petite blonde.

Il n’avait de cesse de venir me tourner autour depuis, m’envoyant des lettres, des fleurs, des cadeaux, qui finissaient tous impitoyablement dans la poubelle. Il devait mauvais, il avait essayé de me violer un soir alors que je rentrais du boulot, ce n’était qu’une chance que Jacob soit sortit à ce moment. Il c’était excusé, et je n’avais plus entendu parler de lui depuis trois mois. Je n’avais pas porté plainte, pourquoi faire puisqu’il ne venait plus, mais en le revoyant, son regard était encore plus vicieux qu’auparavant.

J’ignorai Edward et me leva vers ce monstre.

-          Que fais-tu ici ? Je croyais que tu avais compris ?

J’essayais de ne pas paraître effrayée, mais je tremblais comme une feuille. Sam n’était pas au courant de ce qu’il avait essayé de faire et donc ne l’avais pas interdit de séjour.

-          Je suis venu avec mon frère, boire un verre, ce n’est pas un crime que je saches ?
-          Non, c’est sûr, mais pourquoi ici ?
-          Je voulais te revoir, Tatiana, mais j’ai cru comprendre que mon frère te connaissait !
-          Edward est ton frère ?

J’étais, j’étais,… J’aurai du m’en douter, ils se ressemblaient tout de même un peu. Sam préféra nous laisser seuls pour nous expliquer. Merci patron. En même temps je le comprenais, le bar devait tourner.

-          Oui, enfin, nous sommes demi-frère, mais comment connais-tu James ?
-          Mouais et Edward par la même occasion ?

Comment je vais m’en sortir ? Finalement il y a une chose que je n’ai jamais utilisé, l’honnêteté, il parait que ça paye bien.

-          Edward, je suis sorti avec James, cela va faire presque deux ans, nous nous sommes séparé pour… bref, nous ne sommes plus ensemble depuis un an, mais il n’a pas l’air de comprendre.

Je l’entendis grogner sur mes dernières paroles, mais je ne me retournais pas vers lui, Il faisait parti de mon passé et je ne voulais pas y revenir, que lui ne faisait que s’y accrocher.

-          Je ne comprends pas, comment se fait-il que je ne t’ai jamais vu avant ?
-          Et bien, il ne m’a jamais présenté sa famille et moi non plus d’ailleurs, lorsqu’il a su que mon père était de la police, les choses ont changées. De plus vous ne portez pas le même nom de famille, je ne pouvais pas le savoir !
-          En même temps tu n’as jamais voulu la rencontrer MA famille. Tout ce qui t’intéressait, c’était ton boulot, ton papa chéri et accessoirement le cul !

Une grande claque venait de sonner sur son visage. Et ce n’était pas moi, c’était Edward qui venait de le frapper.

-          Comment oses-tu lui parler ainsi?
-          Et toi, pourquoi m’avoir frappé ?
-          C’est MA FEMME et personne, je dis bien personne ne la traitera de cette manière. Tu m’as bien compris ?

James avait les yeux écarquillés, plus je ne suis pas sur que cela pouvait se faire.

-          Vous deux ? Vous… Comment ?... Non, ce n’est pas possible… Elle est à MOI !
-          Pardon ?
-          ASSEZ !

Là je venais de reporter leur attention sur moi. Ce qui n’était pas pour me plaire, mais j’avais l’impression qu’ils allaient s’entretuer.

-          Ce n’est qu’une erreur administrative, qui va être résolue dans quelques jours et puis je ne suis à Personne !
-          Désolé Bella.
-          Et pourquoi tu l’appelle comme ça ?
-          Je m’appelle comme ça. Tatiana ce n’était que mon… Enfin c’est mon nom de scène !
-          Tu m’as menti ? Pendant tout ce temps ?
-          Mais non, je…
-          C’est bon tu n’entendras plus jamais parler de moi !

Si c’était vrai, je sauterai de joie, mais t’en que je ne l’aurai pas vu, je préférais m’abstenir. Je me tournai vers Edward, j’avais peur de sa réaction en apprenant autant d’un coup.

Ce qui me surprit fut qu’il me prit dans ses bras. Il ne dit rien, mais me serra fort contre lui.

-          Je comprends mieux pourquoi tu n’as rien dis, mais tu aurais pu te confier à moi, avec tout ce que je t’ai dévoilé sur ma vie, lorsque nous étions au Shamrock. Et je pensais que nous étions plus proches que cela malgré tous tes efforts pour me repousser.

Que voulais t’il que je lui dise ? Que je me sentais bien que lorsqu’il était la ? Que sa présence me réconfortait, qu’il était mon rayon de soleil dans ce monde si noir ? Je ne pouvais pas lui avouer qu’il m’avait manquée terriblement et que je ne cessai de penser à lui.

Je relevai la tête et l’embrassais doucement sur ses lèvres. Elles m’avaient tellement manquées, si douce, si pleine. J’avais besoin de tendresse… maintenant.

J’arrêtais le baiser pour aller fermer la porte à clé et revins dans ses bras plus vite que la lumière.

-          Tu es sûre ?
-          Plus que jamais.

Je mis mes bras autour de son cou et me collais à lui. Sa bouche était une tentation pure. Son regard était brulant de désir et je suis sûre que le mien aussi, vu que ma culotte s’humidifiait de plus en plus.

Il m’embrassa encore et encore, passant sa langue sur mes lèvres, que je lui ouvris sans me faire prier. Nos langues se cherchaient, s’apprivoisaient pour mieux danser ensemble. Je gémis de plaisir tellement cela m’avait manquée. Il passa ses mains sur mon dos, puis les descendis le long de mon corps, pour les poser sur mes fesses. Il les prit en coupe et me souleva contre lui. Je passais mes jambes autour de ses hanches et me frottais contre ce qui ressemblait bien à une bosse de désir.

Il me posa sur le canapé et s’allongea sur moi. Je pouvais sentir son désir s’amplifier. Il continuait de m’embrasser, sur la bouche, la joue, derrière l’oreille, puis traça avec sa langue un chemin jusqu’à mon nombril.

-          Le cuir te va comme un gant, tu es si … Hum… Sexy…

Il m’ôta mon haut et passa ses mains sur mes seins. Il les caressa doucement, puis les goûta avec sa langue, c’était délicieux, j’en frissonnais. Je lui caressais les cheveux et les épaules. Mes doigts plongeaient dans ses cheveux et j’en profitais pour lui masser la tête.

Ses mains passaient dans mon dos et descendirent sur mon pantalon. Il le fit glisser le long de mes jambes et je me retrouvais en string devant lui.

-          Hum, tu es si belle,… si désirable…

Sa voix était chaude, son souffle me faisait frissonner. Je lui ôtais sa chemise, j’avais besoin de sentir son corps nu sur le mien, j’avais besoin de le sentir contre moi. J’arrachais plus les boutons que je ne prenais vraiment le temps, mais j’avais ce besoin urgent de le sentir en moi. Son pantalon suivi le même chemin et se retrouva au sol. Son regard se remplissait d’un appétit vorace, il me regardait d’un air vraiment appréciateur.

Je lui enlevais son boxer et pris entre mes mains son sexe tendu vers moi. Je lui faisais quelques allers-retours lorsqu’il m’ôtait mes doigts.

-          Non, Attends.

Je ne voulais pas attendre, j’avais envie de lui, c’était devenu un besoin primaire. Je le repoussais dans l’autre sens et vins sur lui.

Je le chevauchais et partie à la découverte de son corps. Je ne me rappelai pas de cette douceur, de ces muscles… J’écartais légèrement les jambes et le pris en moi, entièrement.

Il parut surpris, mais de très courte durée. Il posa ses mains sur mes hanches et releva le torse pour embrasser ma poitrine. J’adorais cette sensation, lui m’emplissant totalement, ses mains dans mon dos, me serrant fort et sa bouche… Hum, j’étais à lui… Totalement à lui.

Plus je montais et descendais sur sa verge, plus je ressentais les prémices du plaisir s’activer en moi. Je sentais le feu en moi, je sentais que je me contractais sur lui. J’adorais le serrer encore plus.

-          Edward… Je… C’est trop bon…
-          Laisse toi aller bébé, laisse toi aller

J’adorais ressentir, le sentir, c’est comme si nous n’étions plus qu’un. Je le regardais dans les yeux et j’y vis quelque chose de nouveau.

Il passa une de ses mains entre nous et vins me caresser le clitoris, lentement, mais surement. Je n’espérais plus que la délivrance et c’est dans un cri qu’il étouffa que je jouis.

Je le sentais venir en moi, quelques secondes après. J’adorais ce moment juste après l’amour, juste se moment où plus rien ne compte vraiment, où l’on ne ressent plus aucune envie. J’étais dans ses bras, j’étais bien, je n’avais pas froid, c’était ma place.

-          Bella, il faut que je te dise quelque chose.


Je relevai la tête et attendis. Il avait un air grave, comme s’il allait m’annoncer la fin du monde.

-          Bella… Je…

Un énorme coup fut donné à la porte.

-          BELLA ! Ouvre cette porte !
-          Emmett ? Qu’est ce qu’il fait la ?
-          Il était avec nous pour venir ici.
-          BELLA, ton Sam m’a dis que tu étais là, OUVRE cette porte !

Je regardais Edward et dus me séparer de lui. Je me rhabillais prestement et attendis que mon amant en fasse de même. Une fois que nous étions correctement vêtus, j’allais ouvrir la porte sur un Emmett passablement énervé.

-          Bella, peux-tu me dire ce que tu fais ici ?

Et voilà encore des explications à donner, mais quand est-ce que tout cela va s’arrêter, bon sang ! J’ai vingt-cinq ans tout de même. Je le regardais et commençais ainsi :

 -         Emmett, je crois que nous allons avoir une longue conversation.