dimanche 17 octobre 2010

Mariage Surprise Chapitre 4







Il avait suffit d’une erreur pour que je me retrouve avec Bella, dans le salon de sa maison, à regarder une vidéo en noir et blanc. Quand elle m’avait proposé de regarder quelque chose, je ne m’attendais pas à celui la : Roméo et Juliette.

Nous nous étions installés dans le canapé, mes bras autour d’elle, sa tête posée contre mon torse, tel un vieux couple, ce qui me fit sourire. Nous ne nous connaissions que depuis le matin même, mais déjà je savais que je finirai ma vie avec elle. C’est dingue, non ?

A peine avions nous vu le générique que j’entendais une portière claquée en dehors. J’aurais juré avoir entendu un ours grogner. Je sentais ma douce se raidir dans mes bras et dès que la porte s’ouvrit, elle bondit sur ces pieds.

-          Bella ? Tu es rentrée ?

Ca devait être son père, il était déjà de retour. Bella lui répondis simplement.

-          Oui dans le salon.
-          Mais à qui est cette voiture devant la maison ?

En entrant dans le salon, il me vit, releva les sourcils et regarda sa fille. Il se ressemblait tous les deux, la même couleur de cheveux, leurs yeux étaient chocolat, par contre, il était bien plus grand qu’elle et il portait son arme de service.

-          Bella ? Qui est-ce ?
-          C’est Edward Cullen, mon ma… Mon ami.

Je la regardais surpris parce qu’elle avait failli dire, heureusement que c’était elle qui m’avait fait la morale sur notre mariage.

-          Edward, je te présente mon père.
-          Enchanté.
-          Bonjour.

Il me serra la main, d’abord avec force, puis plus mollement. Etrange, pour un homme pareil, mais en y regardant de plus près, il avait le teint très pâle. Il relâcha ma main et regarda sa fille d’un air absent.

-          Ne t’inquiètes pas ma puce, je vais...


Il tomba d’un coup au sol.

-          PAPA !!!!

Bella se mit à hurler dès que son père toucha le sol.

Bon qu’est-ce que mon père nous avait dit ? Ah oui alors vérifier s’il est conscient, s’il respire. Bon le calme avant tout. Bella était contre son père et le secouais en lui pleurant dessus. Il fallait qu’elle reprenne le dessus, mais je ne voyais pas comment.

-          Bella, arrête de crier comme ça !
-          PAPA ! S’il te plait papa, relève-toi !
-          BELLA ! Appelle les secours !

Elle me regarda sans comprendre mes mots. Il fallait faire vite, sinon on risquait de perdre son père et je ne voulais pas ça. Je m’agenouillais à ces côtés et pris la main de son père pour vérifier s’il avait des réflexes.

-          Bella, il faut que tu te calmes, appelle une ambulance, maintenant, je m’occupe de ton père.

Elle pleurait toujours, mais avait apparemment compris ce que je voulais. Elle partie chercher son téléphone et appela les secours. Pendant ce temps, je m’occupais de son père.

-          Vous m’entendez ?

Pas de réponse.

-          Vous pouvez me serrer la main ? Cligner des yeux ?


-          Bella ?
-          Je suis là.

Je ne l’avais pas vu revenir. Elle s’approcha toujours le téléphone à l’oreille et n’osais poser LA question.

-          Est-ce qu’il… ?
-          Non, dis leur de venir très vite, il ne respire plus. Bella, dis leur que je vais devoir effectuer un massage cardiaque.

Je vis ses larmes silencieuses, mais elle reprit la parole pour donner les indications aux secours.

J’arrachais la chemise de mon… NON, ne pas penser à ça maintenant. Je lui arrachais la chemise et commençais à le masser.

-          Et un et deux et trois…

Je me forçais à compter à voix haute de peur d’oublier une compression. Au bout de trente, je lui insufflais de l’air et recommençais. J’avais l’impression que je ne tiendrais jamais jusqu’à l’arrivée des secours. J’entendais à chaque fois que les ambulanciers étaient longs, mais pour la première fois, j’étais d’accord. Lorsque l’on n’est jamais confronté à tout ça, on ne sait pas.

Bon sang, il ne reprenait ni conscience ni respiration. Il fallait que je continue, il NE DEVAIT PAS mourir.

J’étais en sueur lorsque je vis énormément de monde autour de nous. Un ambulancier ou infirmier se mis à genoux en face de moi de l’autre côté et me dis qu’il prenait le relais. Je me retirai et le laissais faire. On me repoussa et je vis beaucoup de personnes s’affairer autour du père de Bella.

Merde, Bella ! Où était-elle ? Je regardais partout et je la vis assise, ou plutôt recroquevillée sur le canapé où nous étions si bien avant. Je la rejoignis et la pris dans mes bras. Elle s’accrocha à moi comme un naufragé à une bouée. Je la laissais pleurer en silence, je ne savais pas quoi dire pour la réconforter. Je savais que c’était mon rôle, mais je ne pouvais lui dire que tout irais bien sans le savoir. Et si ?

Au bout d’un moment, un homme s’approcha de nous.

-          Comment ça ?


Je ne reconnais même pas ma voix.


-          Il respire de nouveau et son cœur bat, mais très faiblement. Je peux vous dire qu’il vous doit une fière chandelle, même s’il lui faudra surement du temps pour s’en remettre. Je ne peux pas vous en dire plus, le cardiologue de l’hôpital fera les analyses nécessaires et vous expliquera beaucoup mieux que moi.


Il me serrait la main et commençais à faire demi-tour lorsque Bella lui posa une question.

-          Est-ce que… est-ce que je peux venir avec mon père ?
-          Oui bien sûr, mais nous ne pouvons emmener qu’une seule personne.
-          Va-y je te rejoins là-bas.
-          Merci.
-          Allez, on se dépêche, il faut partir tout de suite.

Pendant que nous étions en train de parler, ils avaient déjà évacué son père dans l’ambulance. Ma douce grimpa à l’intérieur et je la vis prendre la main de son père. Je pouvais voir tout l’amour qu’elle avait pour lui.

J’allais boire un verre d’eau, j’en avais bien besoin, pris ma veste et sortie de la maison. Je m’installais au volant de ma voiture et démarra. Je mis un temps fou à me décider à la rejoindre, je savais qu’elle aurait besoin de soutien, mais serait-je assez fort ? Qui aurait pu me dire que cette journée allait se dérouler ainsi ? Et surtout comment allais t’elle finir ?

 
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Dans l’ambulance qui m’emmenait vers cet hôpital où malheureusement j’allais régulièrement petite, je parlais doucement à mon père pour lui faire savoir que j’étais là et que tout allais s’arranger. Je n’arrêtais pas de pleurer, je ne pouvais m’en empêcher, il ne me restait plus que lui pour ainsi dire. Mon frère Emmett faisait sa vie et nous le voyons beaucoup moins souvent, mais je ne lui en voulais pas. Emmett ! Il fallait que je le prévienne en arrivant.

Je pensais à ce qui venait de se produire. La rencontre de mon père avec Edward était peut-être le signe du destin. Nous n’étions pas du même monde, rien qu’en voyant nos voitures cela sautait aux yeux. Et que dire de son métier comparé au mien ?

Chaque chose en son temps, d’abord il fallait que papa se remette et je verrai plus tard. Je ne pouvais pas nier qu’Edward avait maîtrisé la situation, je lui en serais reconnaissant toute ma vie, même si un malheur arrivait. Cela serait surement difficile mais…

Le véhicule roulait à vive allure et les sirènes étaient engagées.
-          Ne t’inquiètes pas papa, nous sommes bientôt arrivés. Les médecins vont s’occuper de toi.

Nous nous arrêtions brusquement et les portes s’ouvrirent.

-          Nous sommes en présence d’une personne de sexe masculin, environ cinquante ans. A notre arrivée sur les lieux, une personne lui faisait un massage cardiaque. Arrêt respiratoire à… Ventilation à huit, pouls filant à quarante. Depuis combien de temps ? C’est sa fille… Elle doit être en état de choc… non ce n’est pas elle…. Un jeune homme….

Ils parlaient tous en même temps et je ne pus suivre ce qu’ils disaient. Tout tournait dans ma tête. Ils le descendirent et l’emmenèrent à l’intérieur. Une femme, surement une infirmière me pris la main et me fis descendre. J’étais comme une marionnette, je ne savais plus quoi faire et me laissais guider.

-          Bonjour, vous m’entendez ?

Pas de réponse, je ne voulais pas parler, je voulais retrouver mon père.

-          Venez, nous allons le rejoindre.

Hé, mais elle lit dans mes pensées ou quoi ? Je la suivis le long de couloir, à droite, à gauche, l’ascenseur, puis encore à droite.

Enfin, nous arrivions à une sorte de salle d’attente. Je voulais le voir, mais cette femme m’en empêchait. Qu’est ce qu’il me veut encore ? Je le regardais mauvaise, si j’avais eu un fusil à la place des yeux, j’en aurais fait de la chair à canon.

-          Asseyez-vous. Il faut que je vous explique ce qui va se passer. Vous êtes d’accord ?
-          Oui.
-          Bien, je m’appelle Jessica, je suis infirmière dans cet hôpital. Nous allons passer des examens complémentaires à votre père et…
-          Comment va-t-il ?
-          Je ne sais pas encore, le médecin viendra vous voir dès qu’il en aura fini avec lui. Mais cela risque d’être long. Voulez-vous que je reste un peu avec vous ? Avez-vous des personnes à prévenir ?
-          Emmett, mon frère, il faut que je le prévienne. Et heu… je préfère être seule.
-          Bien je vous laisse, pour le moment.

J’hochai la tête et la regardait plus attentivement. C’était une très belle femme, grande, brune, élancée avec de magnifiques yeux. Elle aurait pu être mannequin.

Je regardais ma main, le téléphone était toujours dans ma main. Oui, il fallait que j’appelle Emmett, pour le prévenir et Sam comme quoi je ne serai pas là ce soir pour le travail. J’appréhendais d’appeler mon frère, mais il fallait qu’il viennes, j’avais besoin de lui.

-          Emmett ?
-         
-          Oui, non, ça ne va pas.
-         
-         
-          Non, ce n’est pas moi, c’est… c’est papa.
-         
-          D’accord, hum, de toute façon je reste là. Viens vite, d’accord ?
-         


Je raccrochai et me laissais glisser au sol. Je devais prévenir Sam maintenant, pas le choix si je ne voulais pas être virée !

-          Sam ? C’est Bella, pour ce soir je ne pourrais…
-         
-          Laisse-moi finir bon sang, mon père est à l’hôpital, il … Il est tombé d’un coup, … J’attends le médecin. Il faut que tu me remplaces, je bosserai un soir en plus, mais pas maintenant.
-         
-          Ouais, c’est ça, à demain !

Je lui raccrochais presque au nez, j’étais sa meilleure, il n’allait pas m’emmerder, non ? Mais qu’est ce que fout le doc ? Et Emmett, il devrait déjà être la !! Je posais ma tête entre les genoux et attendis, je ne pouvais rien faire de plus.






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Enfin arrivé sur le parking, la circulation à cette heure là est vraiment mauvaise sur Seattle. Pas permis, les gens ne peuvent pas rester chez eux ? J’avais mis presque trois quarts d’heure pour y parvenir, incroyable, quand on sait qu’il en faut à peine vingt.

A l’accueil, on m’indiqua où il fallait attendre. Un vrai labyrinthe chez eux, merci les panneaux qui indiquent si mal, heureusement que les infirmières soient si sympa pour nous conduire.

Arrivés devant les soins intensifs, je cherchais ma Bella du regard. Je la vis, la tête entre les jambes à même le sol. Je m’approchais d’elle, a pas rapide, lorsqu’une bourrasque me pris au tournant.

Un homme d’une carrure impressionnante me poussa, en s’excusant à peine et fonça direct sur ma douce. Il s’agenouilla et la pris dans ses bras. Je sentais à ce moment un sentiment de jalousie que je n’avais jamais connu. Qui osait la prendre ainsi ? Et le pire s’est qu’il la porta, la posa sur ses genoux et lui caressait les cheveux.

Je me rapprochais d’eux et me mis à tousser. L’armoire à glace me regarda d’un air mauvais et reporta son attention sur Bella.

-          Bella ?

Je me décidais à l’appeler vu qu’elle ne relevait pas les yeux, ce qu’elle fit en m’entendant.

-          Edward ? Oh pardonne-moi je t’ai oubliée
-          Qui est-ce sœurette ?

Mais quel con j’ai pu être, ça ne pouvait être que son frère bien sûr !

-          C’est Edward, euh… Un ami.
-          Enchanté. Comment à t’il su ? Tu l’as appelé ?
-          Euh, en fait…

Je voyais bien qu’elle n’arrivait pas à formuler ces mots, des larmes n’arrêtaient pas de couler le long de ces joues. Je décidai de lui expliquer.

-          J’étais avec elle lorsque votre père est tombé.
-          Oh ! Merci d’avoir appelé les secours alors.
-          Non, ce n’est pas moi, c’est Bella.
-          Mademoiselle Swan ?

Nous nous retournions pour voir qui l’appelait.


-          Edward ?
-          Papa ?
-          Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
-          Je crois que tu voulais parler à Bella, non ?
-          Bella ? Mademoiselle Swan ?

Aucun des deux n’avait dit un mot, mais je voyais bien que ma douce n’était pas à l’aise. Logique, elle venait de rencontrer mon père, SON beau-père dans des conditions qui n’étaient pas idéales. Elle se releva et lui serra la main.

-          Bonjour, je suis Bella Swan.
-          Bonjour, je suis le médecin qui vient de s’occuper de votre père. Allons nous asseoir, voulez-vous ?
-          Emmett vient avec nous.
-          Je ne suis pas sûre…
-          Il s’agit de mon frère
-          Oh, bien venez. Edward, nous reparlerons un peu plus tard, veux-tu ?

Je ne pouvais qu’acquiescer, si je ne voulais pas que tout le monde sache pour nous deux, il me faudrait subir la conversation privée de mon père plus tard. Et oui, toute ma famille était au courant pour ce mariage, mais ils ne connaissaient pas son nom. Enfin, connaissant mon père, il devait avoir compris.

J’allais probablement passer un mauvais quart d’heure.

 
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POV Bella

 
J’avais complètement oubliée Edward jusqu’à ce qu’il arrive, mais la santé de mon père me préoccupais beaucoup. Cela faisait presque une heure et toujours pas de nouvelles, jusqu’à ce que le médecin arrive.

Le médecin, qui soit dit en passant, était le père d’Edward ! Bonjour les circonstances, à croire que la poisse me suivra partout.

Nous nous installions un peu plus loin, Emmett, le Docteur Cullen et moi-même pour écouter ce qu’il avait à nous dire. Je n’arrêtais pas de me ronger les ongles.

-          Alors ?
-          Bien, je ne vais pas vous mentir, votre père à eu une grave attaque. Votre frère à très bien réagi en commençant très rapidement le massage cardiaque, il lui a sauvé la vie.
-          Mais ce n’est pas moi, c’était ton ami, Edward !
-          Hum, je comprends mieux pourquoi il est la. Ca c’est la première partie. En fait, ce que je vais vous dire est très important, son cœur est très malade  et d’après ce que j’ai vu de ces antécédents, si nous ne l’opérons pas rapidement, il ne survivra pas.
-          Ces antécédents ? Comment ça ?

Je voyais Emmett baisser les yeux, je compris qu’il était au courant, mais qu’il ne m’avait pas prévenue.

-          Non mais je rêve ? C’est quoi ces cachotteries ?
-          Ecoutes, papa ne voulait pas que tu t’inquiètes pour rien.
-          Je vais vous laisser. Vous pouvez aller le voir, mais un seul à la fois et très peu de temps. Il est fatigué, mais conscient. Il ne faut surtout pas de trop grandes émotions, est-ce bien compris ?

Nous acquiesçons en cœur. Nous décidions que je serais la première à aller le voir. Emmett avait décidé de remercier Edward et cela me faisait presque aussi peur que ce que j’allais réellement trouver dans cette chambre. Je pris une profonde inspiration, essuya mes larmes et entra.

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