mercredi 20 octobre 2010

Mariage Surprise Chapitre 5


 






Nous étions dimanche, j’étais allongé sur mon lit, repensant aux événements qui avaient suivi notre arrivée à l’hôpital.

Tout d’abord, MON PERE était LE médecin de SON PERE ! Ensuite, son frère Emmett, n’a pas arrêté de me questionner sur comment se fait-il qu’il n’a jamais entendu parler de moi… Et qu’est-ce que je faisais avec sa sœur dans leur maison… Et que c’était’ il passé pour que son père se retrouve dans cet état ? Bref, un vrai questionnaire de flic, le digne fils de son père.

Une chance pour moi, le mien était revenu rapidement est m’avait sorti de ces griffes, mais pour combien de temps ? Je ne savais pas quoi lui répondre, ne sachant pas ce que Bella avait réellement décidé.

Enfin, une chance, je l’avais dit un peu trop vite. Mon père, avait un besoin urgent de conversation. Lorsque nous étions dans son bureau, il a bien fallu que je m’explique sur ma présence chez eux. Bon bien entendu, il m’avait félicité sur le fait que j’avais mis en pratique les cours qu’ils nous avaient enseignés à nous tous, mais une fois ce petit moment passé, l’heure de vérité, c’était maintenant.

Il avait fallu que je lui dise ce qui en était réellement entre nous et comme il avait entendu cette histoire de faux mariage, ou d’erreur administrative, par ma sœur qui est toujours très discrète, il m’avoua qu’il ne voyait pas pourquoi nous n’avions pas signés les papiers du divorce, mais surtout pourquoi j’étais chez elle.

Je n’allais pas lui avouer que j’avais craqué pour elle, que nous avions fait l’amour à plusieurs reprises ce même jour. J’avais eu l’impression de retomber adolescent, je bafouillais, je détestais être ainsi à bientôt 30 ans. Je ne voyais pas comment me dépêtrer de cette situation, mais le peu d’explication que je lui avais donné lui avait apparemment suffit. Mais bon le connaissant, je me doutai bien qu’un de ces jours il reviendrait me harceler.

En tout cas cela faisait un mois que je n’avais plus de nouvelles de ma femme. Je voulais lui laisser du temps, la laisser respirer, surtout que l’opération n’était pas prévue pour tout de suite, il fallait que son père reprennes des forces, mais depuis une semaine, j’allais après mon travail, vers sa maison… Mais, rien, pas de lumières. Je sonnais à sa porte, mais personne ne venait ouvrir.

Elle ne pouvait pas avoir disparue, je savais par mon père qu’elle venait à l’hôpital tous les jours et avais de grandes cernes sous les yeux. Je lui avais laissé un mot tous les soirs, accroché à sa porte, elle ne pouvait pas le rater, mais qu’est ce qu’elle pouvait bien faire de ces nuits ? Où pouvait-elle aller comme ça ? Elle ne m’avait pas donnée signe de vie et je commençais à ressentir un manque et pas seulement physique.

Elle me manquait terriblement, sa présence, son sourire et même ses larmes. Le fait de l’avoir dans mes bras, de l’entendre respirer, je n’en dormais plus. J’étais dans un état lamentable, même au boulot mes collègues se posaient des questions. Je n’en pouvais plus. Je décidais d’y retourner en fin d’après-midi et j’attendrais qu’elle rentre, quitte à y rester des heures, mais il fallait que je la voie.

Je me levais finalement de mon lit et me préparais. Je voulais être à mon avantage et j’espérais qu’elle serait présente.

Une heure plus tard, j’étais de retour devant sa camionnette, ce qui ne signifiait qu’une chose, elle était là ! J’avais un trac fou et je ne savais pas comment me comporter. Je prenais mon courage à deux mains et allais sonner. J’attendis quelques instants et la porte s’ouvrit enfin !



*****






Depuis une semaine, à chaque fois que je revenais de mon boulot, un mot était accroché à notre porte. Je savais que c’était lui, mais je n’avais pas le courage de les lire. Le dernier mois avais été dur, entre mon père qui reprenait doucement des forces pour pouvoir subir cette opération, mon boulot qui me prenait encore plus de temps et Emmett qui n’arrêtais pas de me harceler pour en savoir plus sur Edward.

D’ailleurs, il faudrait bien que je lui dise, mais j’avais trop peur de sa réaction et puis j’avais repris contact avec Maitre Hale pour faire annuler ce mariage. Il m’avait conseillé de réfléchir, mais je ne voulais pas. J’avais beaucoup trop de soucis pour m’en remettre à mon nouvel époux, que je ne connaissais pas si bien que ça finalement.

Tous les jours, j’allais voir papa. Il allait de mieux en mieux et ça, c’était ce qui était le principal. Le négatif, c’est qu’il n’arrêtait pas de me poser des questions sur le jeune homme qui était avec moi à la maison, il voulait en savoir plus, mais j’avais été plus qu’évasive.

Aujourd’hui, je revenais plus tôt de l’hôpital, il fallait vraiment que je dorme, sinon je ne vaudrais plus rien et Sam risquerais de me virer. Et dans ces moments-la, j’avais trop besoin de ce boulot, pour payer les frais hospitalier. La mutuelle de papa ne couvre pas tout et donc je faisais beaucoup d’heures supplémentaires.

Je trainais les pieds jusqu’à la porte d’entrée et Emmett m’ouvrit la maison. Il m’avait entendu rentrer. J’étais étonnée, car d’habitude, il était chez Rosalie. Qui d’ailleurs se trouvait dans notre salon.

Elle se leva et vins me prendre dans ses bras. C’était une première pour moi, comme pour elle, elle était très froide habituellement. Je me laissais aller puis, je crois que je m’endormis. Je sentais deux bras me porter et me déposer dans mon lit. Les couvertures se sont rabattues sur moi et les ténèbres m’engloutirent d’un coup.

Lorsque je me réveillais, il faisait noir. Je me sentais bien, même trop bien, j’avais dormi plus longtemps que prévu. Je me levai doucement et alla dans la salle de bain attenante à ma chambre pour prendre une douche. En sortant, j’entendis des voix. Ca ne pouvait être que mon frère et Rose. Je m’habillais légèrement, un simple short et un débardeur et avança dans le couloir.

Plus je me rapprochais du salon, plus j’écoutais ce qui se disait. En fait, j’entendais deux voix, mais deux hommes. Qui pouvait bien être le deuxième ? Le premier était bien mon frère, mais le deuxième ?

Non, pas possible, il était revenu ! C’était Edward! Comment ? ...  Pourquoi ? ... Trop de questions, trop de tourments, trop de tout. Je ne lui avais pas donné de nouvelles, je ne voulais, ne pouvait pas rester près de lui, trop de problèmes à gérer en même temps.

Je restais dans le couloir pour les écouter.



**********






La porte s’ouvrit sur … Emmett et oui, pas celle que j’aurai voulue.

-          Heu… Salut !
-          Salut, heu… Edward, c’est ça ?

Super, au moins ça commence bien, il se rappelle de mon nom. J’acquiesçais d’un simple hochement de tête.

-          Qu’est-ce que tu viens faire la ?
-          Je viens voir Bella.
-          Oh, euh, elle dort.
-          A cette heure là ? Il se passe quelque chose ?
-          Non, non, mais elle travaille très dur la nuit et comme elle est auprès de notre père tous les jours, c’est dur pour elle. Tu veux rentrer un instant ?
-          Oui, d’accord.

Il ouvrit la porte en grand et me laissa rentrer. D’ici je voyais très bien le salon qui était occupé par une jeune femme blonde. Ce même salon où…, non, il ne fallait pas penser à cela.

-          Je te dérange peut-être ?

Il fronça les sourcils et lorsque je lui montrais la jeune femme, il se mit à rire.

-          Non, ne t’inquiète pas. Rosalie, viens je vais te présenter Edward.

Elle s’avança d’un pas gracieux et me tendis sa main.

-          Enchanté.
-          Alors, Emmett, tu as un nouvel ami ?
-          Non, c’est un ami de Bella. Tiens d’ailleurs tu ne m’as pas répondu à l’hôpital, comment vous vous êtes rencontrés ?
-          Non, c’est vrai, mais je pense que c’est à ta sœur de t’en parler.
-          Ok, c’est bizarre, mais depuis quelques temps elle m’évite. Impossible de lui demander quoi que ce soit elle se braque. Pff, je ne la comprends plus.
-          Tu crois que ça vient de quoi ?
-          Comment ça ?


Rosalie venait de prendre la parole. Elle me fixait d’un drôle d’air.

-          Quoi ?
-          Oui, tu penses que ça pourrait venir de quoi à part de son père ?
-          Heu, oui, c’est ce que je voulais dire.

Emmett nous regardait, comme s’il suivait un match de tennis. Pour détendre l’atmosphère, il nous proposa de boire un verre. J’acceptais volontiers, mais vu l’heure, un coca était le bienvenue. Il parti rapidement dans la cuisine et revint avec trois canettes.

-          Tiens, j’ai entendu la douche, elle doit être réveillée. Elle ne devrait pas tarder à arriver.
-          Je vais attendre dans ce cas.
-          Tu peux t’asseoir, tu sais, tu ne payeras pas plus cher à la sortie.

Emmett était vraiment un boute-en-train. Il détendit l’atmosphère avec ses blagues et des anecdotes sur ma Bella.

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POV Bella


Je ne m’étais jamais excusée, bien que le remord m’étouffait, mais c’étais la seule qui savait ce que je faisais de mes nuits. Et là, je me demandais si je pouvais compter sur sa discrétion malgré notre relation houleuse.

Depuis que papa avait été hospitalisé, elle était régulièrement à la maison, elle ne voulait pas nous laisser seuls dans ces moments pareils. Peut-être que finalement elle ne cherchait que notre bonheur à tous.


Je devais approfondir cette idée et lui donner sa chance, après tout elle deviendra surement ma belle-sœur. En attendant, je ne bougeais plus et j’écoutais aux portes.


-          C’est pas possible !
-          Si je t’assure, elle a toujours été d’une maladresse foudroyante. Comme la fois où elle était grimpée dans un arbre pour aller sauver notre chat. Elle avait quoi ? Huit ans, elle avait pris l’échelle des voisins et l’avait posée contre l’arbre, mais quand je te dis contre, c’était collé à ce dernier. Elle à pas eu le temps de monter bien haut qu’elle se retrouvait au sol, l’échelle sur elle.
-          Mince, elle a dû se faire mal ?
-          Oh que oui, elle a eu le bras cassé. Notre père lui avait fait la morale, mais elle n’en faisait qu’à sa tête.

Je les entendais, ils riaient de mes exploits passés. Depuis combien de temps étaient t’ils tous là à déblatérer des choses sur mon compte ?  Finalement le peu que j’avais entendu me suffisait, au moins une chose est sûre, Edward ne me regarderait plus du même œil, ce qui était bien, non ? Je décidais de retourner dans ma chambre, je ne voulais pas les voir tous les trois me regarder comme une bête de foire.

Arrivé dans ma chambre, je pris un livre et mis mes écouteurs. Au moins je serai tranquille.

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POV Edward

Ma première impression sur Emmett n’étais pas la bonne, c’était un vrai gosse, pourtant il avait quelques années de plus que ma Bella. Il me racontait toute leur vie, ou plutôt celle de sa sœur, comme s’il voulait me donner que ces mauvais côtés de garçon manqué.

Cela faisait un moment et toujours pas de Bella en vue. Je commençais à croire qu’elle ne descendrait jamais. Emmett proposa d’aller voir ce qu’elle faisait, mais je préférais lui faire une surprise et il m’indiqua sa chambre.

Bien entendu, je n’allais pas lui dire que je savais où elle était, puisque nous avions fait l’amour sur son lit. Je frappais doucement et attendis. J’entendais chantonner et je décidais de frapper une nouvelle fois. Pas de réponse.


Je ne savais pas comment faire pour lui montrer ma présence. Je décidais de m’asseoir à ces côtés. Elle se retourna d’un coup et écarquilla ses yeux. J’avais eu l’impression de lui avoir fait peur, car elle glissa et tomba au sol.

Je passais au-dessus et lui tendis la main. Elle la repoussa et se releva tant bien que mal. Je ne comprenais pas ce qu’elle avait.

-          Je vois qu’Emmett avais raison à propos de ta maladresse légendaire.

Je voulais la faire sourire, mais c’est de la colère que je voyais dans ses yeux.

-          Content de toi ?

Elle s’était transformée en tigresse ou quoi ?

-          Quoi, comment ça qu’est ce qui m’arrives ? Tu débarques comme ça dans ma vie, tu...
-          Stop Bella, calme-toi, je ne comprends rien.
-          C’est normal, on ne se connait pas, on a juste couchés ensemble…
-          MAIS je croyais que nous allons essayer, tu …
-          NON rien du tout, le nous n’existe pas, il n’a jamais existé, d’ailleurs, j’ai pris une décision et je ne reviendrais pas dessus.

Qu’est ce qui lui arrive, elle a ses règles ou quoi ? Comment avait-elle pu être aussi passionnée un jour et me rejeter ainsi ? Son père ? Non, j’avais l’impression qu’il y avait plus grave, mais qu’elle ne voulait pas en parler !


Je ne reconnaissais pas ma voix, j’avais l’impression de la supplier de l’implorer, je ne voulais pas la voir malheureuse. Elle mit un temps fou à répondre ses paroles glaciales :


-          J’ai demandé le divorce.

J’étais stupéfait.

-          QUOI ?

Ce n’était pas moi qui venais de dire cela. Nous nous retournons ensemble vers la porte pour voir Emmett et Rosalie qui étaient présents.


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