samedi 23 octobre 2010

Mariage Surprise Chapitre 8



Bon, ca fait tout de même un bon quart d’heure que j’attendais de boire une bière avec, oserais-je le dire, mon Beau-frère ? Enfin, je l’avais vu aller au bar les commander et son frère l’avait suivi. J’étais resté tout seul, comme un con, oui c’est ça, durant tout ce temps, à regarder les filles se trémousser.

Je ne dis pas que cela ne m’intéressais pas, loin de là, après tout je n’étais qu’un homme et je n’ai pas mes yeux dans ma poche, mais aucune ne valait pas Rose, MA Rose. D’ailleurs elle me manquait en ce moment.

Enfin, le fait de penser à elle, me fit oublier que j’attendais depuis autant de temps. Mais qu’est ce qu’ils foutaient ces deux-là ? Trois bières, ce n’est pas la mer à boire tout de même ! Bon, où est-ce qu’ils sont passés ?

Mince, je ne les voyais plus auprès du comptoir, mais où étaient-ils ?

Je me rapprochais en jouant des coudes et en cherchant bien, je les vis passer derrière et entrer dans une pièce. Ils suivaient apparemment un autre homme qui portait quelque chose dans ses bras.

Lorsque je voulu m’approcher, une femme, une grande blonde me barra le passage.


Une voix stridente sortie de sa bouche, hum génial, tout ce que je détestais.

-          Bonsoir, je voudrais retrouver mes amis. Pourriez-vous vous pousser s’il vous plaît ?
-          Désolée, mais personne ne passe par la !
-          Attendez, mes amis sont allés vers cette porte, je dois les rejoindre !
-          Non, je suis désolé, mais vous allez devoir attendre ici.
-          Et pourquoi ?
-          Un problème qui ne vous concerne pas !

D’accord, elle le prend sur ce ton, mais ça ne va pas se passer comme ça. Cette greluche ne fait pas le poids, mais je ne vais pas la frapper non plus. Diplomatie, voilà comment réagirais Bella, mouais, sauf que la diplomatie et moi, ça fait deux, voire trois pour être tranquille.

Bon je décidais de me reculer et de surveiller ce qui se passait là dedans ! Pourquoi étaient-ils partis en … réserve ? Louche, très louche, à moins que James soit vraiment un habitué…

Je n’attendis pas longtemps, le gars qui était rentré en premier ressorti, avec un air à la fois soulagé et soucieux. Comment pouvais t’on être les deux à la fois ? Je le laissai aller voir les filles qui servaient et attendis qu’il finisse sa conversation.

-          Excusez-moi !
-          Oui ?
-          J’aimerais savoir où sont partis les deux gars qui vous suivaient ?
-          Pourquoi ? Vous les connaissez ?
-          Oui, je suis avec eux, que se passe-t-il ? Pourquoi sont t’ils partis à l’arrière ?
-          Un souci avec une de mes filles. Ils s’en occupent, apparemment il s’agit de son mari.
-          L’un des deux est le mari de la femme ?
-          Oui, excusez-moi, je reviens de suite.

Et il parti ramasser des bouteilles vides et remplir des d’autres. Pff, alors comme ça James était marié lui aussi et de plus avec une des coyotes et bien ils n’ont vraiment pas les mêmes goûts les frangins. Je vis Edward sortir de la pièce du fond et partir dans le sens inverse. Merde, il ne va pas me laisser ici tout de même. J’hésitai à appeler ma Rose, surtout pour lui dire de venir me chercher ici dans ce lieu, je crois qu’elle m’arracherait les yeux !

-          Sam !
-          Ouais, Sam, je peux sortir par là, mon pote vient de partir dans l’autre sens ?
-          Pas de problème. Tu veux boire quelque chose ?
-          Non, merci.

Ouf, je m’éloignais et commençais à courir vers Edward, enfin, vers la sortie qu’il avait pris. Une fois la porte ouverte, je m’arrêtais derrière lui. Tiens il fume ? Bizarre, avec tout le temps que l’on avait discuté, je n’avais pas senti cette odeur caractéristique de la cigarette, mais bon.

Je lui tapais sur l’épaule et lorsqu’il se retourna, je fus surpris.

-          Heu James ?
-         
-          Je croyais que c’était Edward.
-          Non, ce n’est que moi. Tu veux quoi, Emmett ?
-          Ben, je comprends plus, le gars, Sam, vient  de me dire que tu étais avec ta femme, qu’elle avait eu un problème.

Et là, il se mit à rire à gorge déployée. Il reprit rapidement son sérieux.

-          Non, ce n’est pas la mienne, pourtant ce n’est pas l’envie qui m’en manquait, mais elle n’a pas arrêté de me rejeter depuis un bon moment, pourtant…

Je ne lui laissais pas le temps de finir et me mis à rebrousser chemin. Malheureusement la porte était fermée, elle ne s’ouvrait que de l’intérieur. Je tambourinais de plus en plus fort et enfin la porte s’ouvrit sur ce Sam.

-          Et doucement mon gars, qu’est-ce-…
-          Pousse-toi !
-          Non mais tu te crois où ?
-          Si je ne me trompe pas, il s’agit de ma sœur, alors tu dégages de mon chemin.


Ce qu’il fit sans demander son reste. Je me retrouvais devant la fameuse porte et mis la main sur la poignée. Perdu, la porte était fermée de l’intérieur, mais quelle poisse !

Je me mis à cogner sur cette porte en appelant ma sœur ! J’entendis une femme me répondre. Pas de doute possible, ça ne pouvait être qu’elle. Je me demandais comment j’allais la ramener manu-militari à la maison, lorsque la porte s’ouvrit sur… Waouh, pas permis, comment … Ha, pourquoi… Je perdais mes mots.

Je passais mon regard d’elle à LUI, et compris ce qu’ils avaient fait peu de temps avant que je n’arrive, l’air était saturé de l’odeur caractéristique de SEXE !

C’était ma petite sœur, bon sang, je me devais, je me dois de la protéger, lorsqu’elle prit la parole.

-          Emmett, je crois que nous allons avoir une longue conversation.
-          C’est sûr. Prend tes affaires, on rentre !
-          Ok, je préviens Sam et j’arrive.
-          Ah non, je ne te quitte pas. Je viens avec toi !

Non mais elle croyait quoi la petite sœur ? Je la vis prendre ses affaires et je la suivi jusqu’au bar. Elle avait remis son masque, surement pour que personne ne la reconnaisse. Je remarquais qu’Edward nous suivait également, mais à distance.

Je laissais tout de même Bella parler avec son patron très rapidement, puis elle revint à mes côtés. Nous sortions enfin de cet endroit. Edward nous ramena tous les trois à la maison une fois qu’il eu envoyé un message.

Il resta un instant dans la voiture, l’air de ne pas savoir s’il rentrerait ou non, mais vu qu’il faisait parti de la famille maintenant, je lui proposais de se joindre à nous. Enfin se joindre était des mots bien gentils pour avoir enfin des explications.

Malgré l’heure tardive, je ne lâcherai rien. Je ne comprenais pas pourquoi Bella faisait autant de cachotteries. Elle partit se changer dans sa chambre pendant que nous nous installions dans le salon, mon regard sur sa porte afin qu’elle ne m’échappe pas.

Elle revint très rapidement, habillée comme une parfaite petite Bella que je connaissais, ou que je croyais connaitre. En peu de temps, j’en avais appris de belle et je me demandais combien de secrets elle avait encore.

Elle s’installa en face de moi, Edward était resté debout, appuyé contre le chambranle du couloir. Bella n’arrêtais pas de se mordiller les lèvres et de se martyriser les mains. J’avais envie de lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête, mais je préférais ne pas la brusquer, la connaissant elle serait capable de…

-          Bien je ne sais pas par où commencer.
-          Commence par…, je ne sais pas…, comment est tu devenue…
-          Une Coyote ?
-          Je peux comprendre que certaines personnes
-          Emmett, s’il te plait laisse-moi parler, d’accord ?
-          Excuse-moi, je t’…, enfin nous t’écoutons.
-          D’accord, en fait, tu te rappelles lorsque j’ai été reçue à mon école, je vous ait dis que j’avais reçue une bourse.  
-          Tu ne l’as pas reçu, c’est ça ?
-          C’est bien ça, en fait malgré mes bonnes notes, il n’avait pas assez d’argent pour tous les étudiants cette année là et ils ont préférés les donner aux étudiants qui n’avaient pas autant de chances que moi, il me restait mon père et toi, donc ils se sont dit que l’on se débrouillerait pour payer mes études. Comme la paye de papa n’aurait jamais suffit, j’ai cherché une banque, mais ils ne prêtaient pas aux étudiants sans garantie, et puis j’ai entendu parler de Sam. Et de fil en aiguille, je l’ai rencontré, on a beaucoup discuté, et finalement, je bosse chez lui pour payer ma dette.

Elle nous avait avoué tout cela sans reprendre son souffle. Je comprenais mieux, beaucoup mieux, mais elle aurait dût m’en parler, je suis son frère, je suis la pour la protéger ! Après ce que notre mère lui avait fait, je pensais qu’elle pouvait se reposer sur moi, sur nous, mais apparemment je me trompais.

En la regardant, je me disais qu’elle ne m’avait pas tout dis.

-         
-          Bella, tu peux tout me dire.
-          En fait, cela fait trois ans que je bosse pour lui.
-          Quoi ? Cela veut dire que depuis que tu es sorti de la fac, tu bosses pour ce gars ? Comment cela se fait, tu aimes tellement ce boulot que ton rêve tu l’as mis au placard ?
-          NON, Bien sûr que non, je déteste de plus en plus ce métier, mais je n’ai toujours pas remboursé mon emprunt, alors…
-          C’est une blague ? Trois ans ?
-          Hum, en fait j’ai signé un contrat de cinq ans et ensuite je pourrais partir.
-          Et il n’est pas possible de le casser se contrat ?

Nous nous retournions vers Edward, je l’avais presque oublié. Sa question paraissait de bon sens. Je regardais de nouveau Bella et la vis trembler de partout.


-          En fait, non. Le seul moyen de le casser serait de…, enfin… tu comprends ?
Un grondement sorti de ma gorge, en même temps qu’Edward. Au moins nous étions d’accord sur la même chose.

-          Bella, pourquoi avoir gardé tout cela si longtemps ? Et ton mariage ?
-          J’avais peur, peur de ta réaction, peur de celle de papa et puis, finalement j’ai bien fait, car voit où sa vie la menée jusqu’à aujourd’hui !
-         
-          Et puis, je me sentais sale et pour le mariage, c’était une erreur.
-          Je sais bien. Va te reposer, d’accord et on verra demain, d’accord ?
-          Tu as raison. Bonne nuit Emmett.

Je me levais pour l’embrasser sur son front et elle alla vers Edward. Je ne savais pas ce qu’il pouvait penser, mais je ne voyais pas de colère lorsqu’il posait son regard sur sa « femme ». Whoua, ça fait bizarre tout de même de penser que ma petite était mariée.

Il lui ouvra grand les bras et elle se jeta dedans. Il l’embrassa doucement et je me sentis de trop, pour une fois que ça m’arrive.

Elle rentra dans sa chambre et referma sa porte.

**********




Saloperie de vie ! Plus j’entendais ces mots, plus je me disais que les hommes comme ce Sam était vraiment des pourris. Ils savaient profiter des faiblesses des femmes qui sont dans le besoin.

Elle venait de rentrer dans sa chambre, celle où… Non, n’y pense pas, pas pour l’instant, elle n’avait pas besoin d’un pervers, surtout pas d’un autre en fait. Je me retenais d’aller voir mon frère pour des explications, mais d’après ce que j’avais compris, il était accro à MA Bella !

Le message que je lui avais envoyé, j’espérais qu’il comprenait qu’il devait l’oublier ! De toute façon la fin de mon texto était très explicite. Je savais qu’il n’était pas vraiment net, mais bon je ne savais pas qu’il était autant obsédé.

Je l’ai vu dans son regard, la douleur, la fureur, je ne l’avais pas reconnu. Ce n’était plus mon demi-frère, mais un étranger.

Je ne voulais pas en parler à Emmett, il avait beaucoup de choses à assimiler ce soir. Mais il fallait que je lui parle d’autre chose.

-          Emmett ?
-          Excuse-moi, j’étais dans mes pensées. Tu devrais rentrer.
-          Juste une chose, pour le contrat de Bella...
-          Oui, j’y pensais aussi, il faut que l’on trouve un moyen pour l’en débarrasser !
-          Je pensai à la même chose. Il suffirait d’y retourner et de parlementer !
-          Tu crois que ça suffira ?
-          Non, mais je ne lâcherais pas l’affaire comme ça.
-          Tu as raison, Bella ne doit plus travailler dans un endroit pareil.
-          Au fait, quelles études Bella a fait ?
-          En fait, elle voulait devenir assistante sociale, à cause de …
-          Sa mère, enfin votre mère ?
-          Oui. Tu sais, elle a énormément souffert de son départ, elle à beaucoup de mal à faire confiance.

Un coup de fil à cette heure de la nuit nous fit sursauter. Je vis Emmett froncer les yeux, puis décrocha.

-          Allo ?
-         
-          Oui c’est bien ici
-         
-          Quoi ?
-         
-          Non, attendez, vous êtes sur ?
-         
-          Ok, j’arrive de suite !

Je le vis reposer le téléphone en soupirant.

-          Emmett ? Qu’est-ce que tu as ?
-          Edward, tu peux rester ici pour veiller sur Bella ?
-          Oui, bien sûr, mais …
-          Je dois aller à l’hôpital !

Il partit comme une flèche, sans m’en dire plus. Je décidais de rester sur le canapé, en attendant son retour.


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