Merde, Merde, Merde, qu’est ce qu’ils foutaient là tous les deux ? On ne peut pas être tranquille dans cette maison ? C’est ma chambre tout de même, non ?
- Qu’est-ce que tu viens de dire Bella ?
Mon frère venait de me poser cette question tout en regardant Edward. Enfin quand je dis regardant, c’était plutôt que l’expression s’il avait un fusil à la place des yeux, il serait mort, prenait toute son ampleur à cet instant !
J’enlevai mes écouteurs, d’ailleurs en tombant, il ne m’en restait plus qu’un. Je pris le temps de poser le tout sur ma commode et me retourna lentement vers mon frère. J’inspirai profondément et cherchais mes mots. Je ne savais pas quoi lui dire. Qu’avais t’il entendu ? Ca je m’en doutais et pas qu’un peu ! Est-ce que je pouvais lui expliquer ? Non, ça, je ne le pouvais pas, il ne comprendrait pas et puis je ne voulais pas qu’il se fasse des soucis pour moi.
Pendant tout ce temps, je pouvais remarquer qu’Edward était resté perdu sur mon lit, celui-même où nous avions… Bref, pas besoin de tel détail, cela n’arrangerais rien et Rosalie avait posée sa main sur le bras d’Emmett.
- Bella ? Tu ne m’as pas répondu !
- Rien !
- Quoi rien ? Tu ne va pas dire que parler de divorce avec LUI… Ce n’est rien !
- Et en quoi cela te regardes ?
Emmett devenait de plus en plus furieux, je ne l’avais jamais vu ainsi. Il regarda la main de Rosalie d’un air tellement mauvais qu’elle le lâcha et recula.
- Rosalie, tu ferais mieux de rentrer, je te rejoins tout à l’heure. Quand j’en aurai fini avec ces DEUX-LA !
Oh oh, rien de bon ne pouvais venir de cette conversation, surtout lorsqu’il se trouvait dans cet état ! Rosalie me regarda et me fis signe de je ne sais quoi. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait me dire, allons donc, ma futur belle-sœur avait peur de moi ? Ou de son frère ? J’en aurais bien ri si je n’étais pas presque sûr qu’Emmett allait charger.
- CELA… ME… REGARDE… TU es ma sœur et papa risque de ne pas s’en sortir. Alors, maintenant tu vas tout m’expliquer où alors IL va s’en charger !
- QUOI ? Non, il ne te dira rien et moi non plus, c’est MA VIE que je sache !
- D’accord, puisque c’est ainsi.
Il se tourna vers Edward qui nous regardait et la je pris peur de ce qu’il pourrait dire. Mon frère se rapprocha de lui et je fis rapidement le tour du lit. Edward se releva et suivi son déplacement des yeux.
Très rapidement, beaucoup trop à mon gout, Emmett pris Edward par le col de sa chemise et le rapprocha de son visage.
- Je veux savoir, tu m’as compris ? Je veux savoir ce que tu as fait à MA Sœur !
**********
Je sortais de ma torpeur, les mots que Bella avait dis : « je demande le divorce » m’avait mis dans un état second. Je ne comprenais pas pourquoi elle nous faisait cela. Je voulais que ça marche, elle me plaisait, j’avais cru comprendre que je lui plaisais, sinon nous n’aurions pas fait l’amour autant de fois en quoi, une journée ? Nous nous étions plus ou moins confiés, nous avons parlé de tout et de rien, je n’avais qu’une envie, la connaitre plus, la connaitre mieux, mais j’avais l’impression qu’elle me brisait le cœur.
Brisé le cœur… Voilà ce que je ressentais en ce moment même, alors que je la voyais se débattre dans un conflit avec son frère. Il fallait que nous ayons une explication seul à seul, je ne saisissais pas…, je n’arrivais pas à mettre le point sur ce qui pouvait clocher…
Je me levais pour parler à Bella, quand son frère me pris par mon col de chemise. C’est à ce moment que je me réveillais. Qu’est ce qu’il me voulait ? Je me focalisais sur ces paroles et je compris enfin ce qui se passait !
- Que me veux-tu ? Et qu’est ce qui te fait croire que je LUI ai fait quelque chose ?
- Pff, tu te moque de qui ? Regarde-la et dis-moi ce que tu vois !
- Lâche-moi d’abord!
- Non !
Je n’allais pas me laisser secouer dans tous les sens. Je pris ses poignets et d’une technique je le retournais pour le voir s’écraser au sol ! Merci les cours d’aïkido, depuis le temps que j’en prenais, ils m’auront servi au moins à quelque chose.
Emmett était mauvais, mais ne tenta rien de plus. Il se releva et attendis les mains dans les poches. En me retournant de coté, Bella avait les yeux écarquillés et serrais ses bras autour d’elle.
- Bien, maintenant tout le monde se calme, et on va parler correctement. D’abord, je veux parler à Bella seul et ensuite, nous aurons notre conversation entre hommes. Est-ce que cela te convient Emmett?
- Je crois que je n’ai pas le choix !
- Moi, je ne suis pas d’accord !
- Comment ca Bella? Pourquoi ?
- Nous n’avons plus rien à nous dire !
- Je crois que je vais vous laisser, mais j’attendrais des explications dans le salon !
Je ne comprenais pas pourquoi Bella ne voulais pas s’expliquer, mais son frère me laissa le champ libre. Donc je n’allais pas rater cette occasion de savoir ce qu’il y avait dans sa tête ! Je voyais bien que cela ne lui plaisait pas, mais elle ne m’échapperait pas une fois de plus !
*****
Quel traître ce frère, pourquoi m’avait-il laissé tombé comme une vieille chaussette. Je m’assis sur ma chaise devant mon bureau, croisa les bras et attendis qu’il se décide à parler. De toute façon je devais me montrer inflexible, je ne devais pas me laisser, il ne fallait pas que je me fasse avoir par son regard.
- Bella, que se passe-t-il ? Pourquoi n’a tu pas répondu à mes messages ?
- …
Je le voyais se rapprocher de moi, sa voix était trop douce, j’aurai aimée qu’il soit en colère et non ainsi, trop gentil.
- Bella, regarde-moi, et dis-moi ce qui se passe dans ta tête.
Il se mit à genoux devant moi, et chercha mon regard. Je ne lui résistai pas longtemps, j’étais comme aspirée par ses yeux.
- Je ne peux pas.
- Tu ne peux pas quoi ?
- Je ne peux pas rester mariée à … Toi ! Je ne peux pas continuer ainsi… Je ne peux pas faire semblant. Je n’en peux plus.
Et la je me mis à fondre en larmes. Tout ce que j’avais accumulé depuis des jours, des semaines s’effondraient d’un coup. Je ne voyais pas comment ma famille allait s’en sortir, je n’en pouvais plus, Sam me demande de plus en plus au boulot et papa qui allais peut-être s’en sortir… Comment lui dire, comment lui faire comprendre qu’il n’était qu’un problème de plus dans ma triste vie ?
Il me prit dans ses bras et ne dis plus rien, il me laissait me reprendre, je pense. En fait, je ne savais pas ce qu’il pouvait penser de moi, je ne voyais pas pourquoi il s’accrochait autant à moi, il ne me connaissait même pas, enfin si juste au lit, mais le reste, il ne savait pas ce qu’avait été ma vie amoureuse !
Je soupirai de bien-être, je me sentais à ma place dans ses bras. Je ne savais plus comment être avec lui. Edward me serra encore plus et je sentais qu’il mettait son nez dans mon cou. Je sentais son souffle, ce qui me fit frissonner.
Il m’embrassa légèrement dans le cou et se mit à respirer mon odeur, mes cheveux. Edward passa l’une de ces mains sur ma nuque et commença à me masser la nuque et les épaules.
- Arrête ca tout de suite !
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas les idées claires, je dois contrôler ma vie, avant de rester ta femme. Enfin, je veux dire…
- Chut, prend ton temps, d’accord ? Et si tu me racontais exactement ce qui se passe.
- …
- Ne reste pas ainsi, sans parler, dis-moi ce qui ne va pas.
- Tout et rien. Je ne sais pas par où commencer ! C’est trop long et puis, Zut ! Il faut que je parte, je travaille se soir, il faut que je me prépare.
- Tu veux que je t’emmène ?
- Tu me donnes ton numéro de téléphone ? Se serait mieux que de déposer des messages à ta porte, tu ne crois pas ?
- Si, tiens, mais il faudra que je les lises tout de même.
- Hum…
- Tu veux bien sortir que je prépare, je dois y aller ! Je ne voudrais pas arriver en retard !
- Hum, d’accord, mais promet moi une chose. Que tu m’expliqueras tout, d’accord ? Je souhaite que cela marche entre nous.
- Je te le promets.
Et sur ces paroles, il me releva et m’embrassa. Je gémis de plaisir contre ses lèvres, j’adorais lorsqu’il m’embrassait. Comment avais-je fait pour ne pas le toucher depuis si longtemps ?
Son baiser fut long, langoureux, une véritable invitation à l’amour, mais j’étais malheureusement attendu. Je dus me défaire de ses bras, à regret et surtout à bout de souffle.
- Je t’… Je t’appelle demain, si tu veux bien.
J’acquiesçais et le fis sortir de ma chambre. Je sorti mon sac de dessous mon lit et commençais à préparer mes affaires pour ce soir.
***************************************************************************
POV Edward
Je sortais à regret de sa chambre, aucune vraie question n’avait eu de réponse, mais au moins elle ne m’avait pas rejeté. Je sentais qu’il y avait quelque chose de plus profond et j’espérais qu’elle se confierait à moi, bientôt.
Maintenant, il me restait à parler avec Emmett. J’espérais qu’il n’avait pas mal pris le fait de tomber sur ces fesses, mais il m’avait bien cherché tout de même !
Je le trouvais assis dans le canapé, à attendre.
- Comment va-t-elle ?
- Bien, que veux-tu savoir ?
- Tout ! Pourquoi demande-t’elle le divorce ?
- Nous sommes mariés.
- Je m’en doutais, je ne suis pas abruti non plus ! Mais comment ?
- Suite à une mauvaise blague...
Et là je lui racontais tout, ou presque, ce qui s’était passé depuis la réception de la fameuse lettre du cabinet Hales, jusqu’à ce jour. Plus je lui expliquais, plus il s’enfonçait dans un mutisme désespérant. Il en sorti finalement pour demander si c’était à cause de cette nouvelle que leur père avait eu son attaque, pour lui répondre que non, car il n’était pas au courant.
En fait, Bella ne voulant pas le leur dire tout de suite, nous avions conclus une sorte de marché et c’est ce que je lui dis.
J’essayais de savoir pourquoi Bella ne se confiait pas à moi et que pouvait t’elle faire à travailler le soir. Emmett ne comprenais pas pourquoi, car elle travaillait comme serveuse dans un bar, mais il n’était jamais allé la voir, sur ces ordres, car elle se sentait gênée d’y être vue. Et de plus, elle ne lui avait jamais indiquée le nom de son boulot.
Après cette bonne explication, qui dura tout de même plus d’une heure, je lui proposais d’aller boire un verre à l’extérieur, ce qu’il accepta. Il avait besoin de voir autre chose que cette maison pour le moment.
J’en profitais pour appeler mon demi-frère pour savoir s’il voulait se joindre à nous. James accepta et proposa même un endroit que je ne connaissais pas, en même temps la ville est tellement grande et comme je n’écumais pas les bars le soir, forcément.
Il m’expliqua comment faire pour y accéder. J’emmenai Emmett dans ma voiture et attendis un peu plus loin que James arrive. Le Pussicat’s était illuminé de jaune et deux videurs étaient à l’entrée. Plutôt louche pour un simple bar en fait !
James arriva et nous fis signe de le suivre. Apparemment c’était un habitué.
- Salut Jacob, c’est qui le nouveau ?
- Salut James, c’est Quill, un ami. Tu sais qu’elle ne veut pas te voir ici, à cause de ce que tu as fait la dernière fois. Et qui est-ce ?
- Oui je sais, mais je ne suis pas tout seul, voici mon frère et un ami à lui. On peut rentrer ?
- Hum… Mouais, allez-y et pas de problème cette fois, sinon, le Boss va te lyncher !
- T’inquiète !
Nous rentrions finalement à l’intérieur et je compris pourquoi il y avait autant de sécurité ! Il s’agissait d’un endroit à Coyote ! Comment expliquer, des filles se trémoussaient sur le bar et versaient des verres à qui en voulaient tout en récupérant l’argent.
En y regardant de plus prêt, les filles portaient toutes un masque et étaient habillées de cuir rouge pour certaines et noir pour d’autres. Blondes, brunes, rousses, pendant qu’une servait, une autre dansait autour de la barre. Je comprenais mieux pourquoi James était un régulier de cet endroit.
- Tu viens souvent ici ?
- Oh que oui ! Il y a une fille, Tatiana, une vraie tigresse, hum, j’ai essayé de m’en faire un casse-croute, mais les filles non pas le droit d’être touchées. Alors j’attends le bon moment.
Emmett se sentais mal à l’aise. Surement dût au fait que Rosalie n’apprécierais surement pas le fait qu’il soit là, mais tant qu’il ne touche pas…
- On fait comment pour avoir une bière ?
- Faut aller jusqu’au bar, tu tentes ?
- Mouais, pourquoi pas !
Et me voilà parti à jouer des coudes et des épaules afin d’atteindre le comptoir ! Arrivé au bord, j’hélais une des filles. Une grande brune, enfin je pense vu la hauteur des talons, était redescendue pour reprendre une bouteille et se retourna suite à ma demande, trois bières étaient de rigueur.
Je retrouvais James à mes côtés.
- Tatiana, comment va ?
Sous son masque, les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent en passant de l’un à l’autre. Plus je la regardais et plus un doute s’insinuait en moi.
- Bella ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire