Nous étions là, dans cet endroit où sans mon frère je n’aurais jamais mis les pieds. Je trouvais dégradant l’image de la femme qu’il pouvait renvoyer et je ne comprenais pas ces filles qui se déhanchaient de cette façon, traitées comme de vulgaire morceau de viandes ! Qu’est-ce que cela pouvait leur apporter ?
Emmett était apparemment de mon avis, car il semblait de plus en plus mal à l’aise, mais une bière et nous rentrions chacun chez soi. Enfin, c’est ce que je croyais. En arrivant auprès du comptoir, avec beaucoup de mal, James me suivant de près, il avait repéré une de ces demoiselles, je commandais trois bières. Espérant que je les aurais rapidement, lorsque l’une de ces coyotes descendis rapidement du bar et pris une autre bouteille pour tous ces assoiffés !
Je l’appelais, ou plutôt lui criait dessus afin qu’elle reporte son attention sur moi, lorsque je la vis se retourner vers nous deux. Derrière son masque, je la vis écarquiller ses yeux et passer de mon demi-frère à moi.
- Tatiana, comment va ?
Elle ne répondit pas, mais je la vis blanchir. Plus je la regardais et plus le doute s’installa. Elle était brune, plutôt grande, mais à y regarder de plus près, elle portait de sacrés talons ! Ses yeux étaient de couleur chocolat, comme…
- Hé t’as dit quoi frérot ?
Et là, je vis la jeune femme tomber au sol.
- Mince, qu’est ce qui lui arrive ? SAM, VIENS VITE !!
C’était une autre femme, blonde toute vêtue de cuir rouge, pantalon taille basse et petit haut très court qui sautais auprès d’elle. Je la voyais la prendre dans ses bras et vérifier qu’elle respirait.
- Merde Tanya, que c’est t’il passé ?
La voix grave venais d’un homme d’une carrure impressionnante, un tee-shirt simple qui collait à son torse comme une seconde peau moulait ses abdos et ses bras étaient tel deux poteaux. Il s’approcha des deux filles, pendant qu’une autre faisait un boucan d’enfer afin de détourner les regards de ce qu’ils faisaient.
Le fameux Sam, se mit à genoux et commençai à parler à l’oreille de celle qui était évanouie. Comme il n’avait apparemment aucune réponse, il se releva.
- Tanya, continue de servir, je vais m’occuper d’elle !
- Mais…
- Pas de mais, d’accord ?
C’est à ce moment que je décidais de m’approcher.
- Qu’est-ce que tu fous ?
- Attend, il faut que je sache. Je peux vous aider ?
Le Sam, se retourna pour me jeter un regard noir, pris la jeune brune dans ses bras et parti à l’arrière. Je décidais de le suivre.
- QUOI ?
- J’aimerais vous aider.
- Pourquoi faire ? Je me débrouille très bien, laissez nous !
Il ouvra une porte d’un coup de pied et entra avec son fardeau. Il la déposa sur un canapé et se mit devant elle. Je ne voyais que son dos, ce qui commençait à m’énerver !
- Écoutez, je m’appelle Edward Cullen et je pense que cette jeune femme, est… heu, ma… comment dire…
Il se retourna à ce moment et je vis qu’il avait enlevé son masque.
- Et …
Il attendait les mains sur ces hanches. Je ne sais pas ce qu’il attendait, mais le fait de la voir ainsi m’arrêta dans mes pensées.
- Bella. Mais ce n’est pas possible !
- Qu’est-ce que tu lui veux et accouches, ou j’appelle Jacob et il n’est pas tendre quand il s’agit de mettre les gens à la porte, alors ?
- C’est ma FEMME, bon sang !
Ouf, c’était sorti, mais je me retrouvais avec un gros muscle légèrement surpris et merde, mon frère qui était derrière moi qui avait tout entendu !
- Comment ca ta femme ? Tu t’es marié quand ? Et pourquoi elle bon sang, tu ne pouvais pas t’en trouver une autre ? Mais t’es fou ma parole... Tu ne comprends rien, toujours à prendre les meilleures…
Et James continua comme ca pendant cinq bonnes minutes. Je commençais à comprendre pourquoi elle ne se sentait pas digne de moi, mais pourquoi ne m’avoir rien dit, j’aurais accepté tout d’elle. Bon le principal était qu’elle devait se réveiller rapidement.
J’imagine le choc qu’elle à eu en me voyant ici. Je me rapprochai d’elle et Sam me laissa approcher.
- Je comprends mieux son anxiété depuis quelques temps. Je me doutais qu’il n’y avait pas que son père dans l’histoire, ni son ex, mais là ! Ca devient vraiment du n’importe quoi.
- Ecoutez Sam, j’ai l’impression qu’elle garde tout pour elle, tout est tellement enfoui en elle… Je ne sais pas.
- Je crois qu’elle se réveille.
Ce n’était qu’un murmure, mais je comprenais qu’elle devait être dans un mauvais rêve. Au moins, elle revenait parmi nous. Je la voyais différemment, habillée ainsi, dansant comme elle le faisait, je me demande si la maladresse qu’elle avait était réelle ou juste un jeu. Qui était’ elle vraiment ?
Cela ne me déplaisait pas, mais j’aurais aimé qu’elle me le dise plutôt que je le vois par moi-même.
**********
Cela faisait une heure que j’étais au boulot et Tanya m’emmerdais déjà. Elle trouvait que je n’allais pas assez vite et surtout que je ne ramassais pas assez de pourboires. Qu’est-ce qu’elle me saoule celle-là ! Vivement que je trouvai autre chose comme boulot, mais depuis le temps que j’étais ici, déjà trois ans, juste pour l’ouverture, je n’avais plus le temps, ni le courage d’en sortir.
- Bon allez bouge un peu plus ton cul ! Mais qu’est ce qui t’arrive en ce moment, t’as tes règles ou quoi ?
- Fais pas chier, d’accord !
Et voilà que des mots doux et c’était comme ca depuis un mois. Elle venait à peine d’arriver et déjà elle se prenait pour la reine !
Et c’est reparti pour un tour et voilà que je me déhanche, en donnant de petites tapes à ceux qui veulent me toucher en riant, pas le choix, ils adorent ça ! Et je leur rempli leurs verres, comme ça, ils seront tellement bourrés qu’ils me lâcheront la grappe !
Et merde, encore une de vide, c’était le moment que je déteste, j’aurai préférée rester derrière se satané comptoir, mais Sam avait trouvé que j’avais un cul à damner un saint, et donc, pour rapporter encore plus de clients, bref, je passe les détails, mais il fallait monter avec des talons d’au moins dix centimètres et le pire s’est qu’il fallait en redescendre, tout cela avec « grâce ». Et le pire c’était ces masques, enfin des loups oui, il ne cachait que la moitié de notre visage, mais bon nous étions moins reconnaissables ainsi.
Bref je me retrouvais sur le sol ferme, quand une voix me demanda trois bières. Non mais quelle idée qu’elle est bonne, des bières, ici ? Il ne voulait pas un thé non plus ?? Non parce que Sam en vendait, mais il préférait que l’on vende l’alcool fort, plus rentable.
Je me retournais et cherchais du regard qui avait bien pu demander cela, lorsque je le vis ! Mais ce n’est pas vrai, à défaut d’avoir le prix de Miss catastrophe, se serait celui de Miss Porte La Poisse !
Ah, mais ce n’est pas vrai, comment est-ce qu’ils se connaissent ces deux-là ? Trop d’émotions depuis quelques temps, trop de problèmes qu’il aurait fallu que je résous, je préférais la facilité et sombrais dans l’inconscience.
Je ne sais pas combien de temps je restai inconsciente, mais lorsque je repris mon activité normale, je n’ouvrais pas les yeux, je préférais rester dans l’oubli.
Mais c’était sans compter que je n’étais pas seule, loin de là. Je ne savais pas où j’étais exactement, mais aux voix, il y avait Sam … Et les deux autres. Pourquoi étaient-ils-la ? Quoique sur les deux, je savais très bien ce que l’un d’eux venait faire. Mais l’autre…
En les entendant parler, je me mis à penser tellement fort, que finalement je dus parler à haute voix.
- Non… non… Pas maintenant, pas ça !
- Je crois qu’elle se réveille.
J’ouvrais les yeux en grand et vis qu’Edward était juste à mes côtés. Il y avait tellement d’interrogation dans son regard, que je ne souhaitais pas qu’il parle. Je me redressai lentement et la je les vis, Sam qui s’inquiétait comme s’il était ma mère et LUI ! Encore et toujours présent. Je croyais que Jacob avait compris qu’IL ne devait plus mettre les pieds ici.
J’étais furieuse. D’une part parce que j’avais été découverte, mais aussi parce que se sale mec trainait toujours autour de moi. Cela faisait un an que nous n’étions plus ensemble, depuis le jour où je l’avais trouvé dans les bras d’une vulgaire petite blonde.
Il n’avait de cesse de venir me tourner autour depuis, m’envoyant des lettres, des fleurs, des cadeaux, qui finissaient tous impitoyablement dans la poubelle. Il devait mauvais, il avait essayé de me violer un soir alors que je rentrais du boulot, ce n’était qu’une chance que Jacob soit sortit à ce moment. Il c’était excusé, et je n’avais plus entendu parler de lui depuis trois mois. Je n’avais pas porté plainte, pourquoi faire puisqu’il ne venait plus, mais en le revoyant, son regard était encore plus vicieux qu’auparavant.
J’ignorai Edward et me leva vers ce monstre.
- Que fais-tu ici ? Je croyais que tu avais compris ?
J’essayais de ne pas paraître effrayée, mais je tremblais comme une feuille. Sam n’était pas au courant de ce qu’il avait essayé de faire et donc ne l’avais pas interdit de séjour.
- Je suis venu avec mon frère, boire un verre, ce n’est pas un crime que je saches ?
- Non, c’est sûr, mais pourquoi ici ?
- Je voulais te revoir, Tatiana, mais j’ai cru comprendre que mon frère te connaissait !
- Edward est ton frère ?
J’étais, j’étais,… J’aurai du m’en douter, ils se ressemblaient tout de même un peu. Sam préféra nous laisser seuls pour nous expliquer. Merci patron. En même temps je le comprenais, le bar devait tourner.
- Oui, enfin, nous sommes demi-frère, mais comment connais-tu James ?
- Mouais et Edward par la même occasion ?
Comment je vais m’en sortir ? Finalement il y a une chose que je n’ai jamais utilisé, l’honnêteté, il parait que ça paye bien.
- Edward, je suis sorti avec James, cela va faire presque deux ans, nous nous sommes séparé pour… bref, nous ne sommes plus ensemble depuis un an, mais il n’a pas l’air de comprendre.
Je l’entendis grogner sur mes dernières paroles, mais je ne me retournais pas vers lui, Il faisait parti de mon passé et je ne voulais pas y revenir, que lui ne faisait que s’y accrocher.
- Je ne comprends pas, comment se fait-il que je ne t’ai jamais vu avant ?
- Et bien, il ne m’a jamais présenté sa famille et moi non plus d’ailleurs, lorsqu’il a su que mon père était de la police, les choses ont changées. De plus vous ne portez pas le même nom de famille, je ne pouvais pas le savoir !
- En même temps tu n’as jamais voulu la rencontrer MA famille. Tout ce qui t’intéressait, c’était ton boulot, ton papa chéri et accessoirement le cul !
Une grande claque venait de sonner sur son visage. Et ce n’était pas moi, c’était Edward qui venait de le frapper.
- Comment oses-tu lui parler ainsi?
- Et toi, pourquoi m’avoir frappé ?
- C’est MA FEMME et personne, je dis bien personne ne la traitera de cette manière. Tu m’as bien compris ?
James avait les yeux écarquillés, plus je ne suis pas sur que cela pouvait se faire.
- Vous deux ? Vous… Comment ?... Non, ce n’est pas possible… Elle est à MOI !
- Pardon ?
- ASSEZ !
Là je venais de reporter leur attention sur moi. Ce qui n’était pas pour me plaire, mais j’avais l’impression qu’ils allaient s’entretuer.
- Ce n’est qu’une erreur administrative, qui va être résolue dans quelques jours et puis je ne suis à Personne !
- Désolé Bella.
- Et pourquoi tu l’appelle comme ça ?
- Je m’appelle comme ça. Tatiana ce n’était que mon… Enfin c’est mon nom de scène !
- Tu m’as menti ? Pendant tout ce temps ?
- Mais non, je…
- C’est bon tu n’entendras plus jamais parler de moi !
Si c’était vrai, je sauterai de joie, mais t’en que je ne l’aurai pas vu, je préférais m’abstenir. Je me tournai vers Edward, j’avais peur de sa réaction en apprenant autant d’un coup.
Ce qui me surprit fut qu’il me prit dans ses bras. Il ne dit rien, mais me serra fort contre lui.
- Je comprends mieux pourquoi tu n’as rien dis, mais tu aurais pu te confier à moi, avec tout ce que je t’ai dévoilé sur ma vie, lorsque nous étions au Shamrock. Et je pensais que nous étions plus proches que cela malgré tous tes efforts pour me repousser.
Que voulais t’il que je lui dise ? Que je me sentais bien que lorsqu’il était la ? Que sa présence me réconfortait, qu’il était mon rayon de soleil dans ce monde si noir ? Je ne pouvais pas lui avouer qu’il m’avait manquée terriblement et que je ne cessai de penser à lui.
Je relevai la tête et l’embrassais doucement sur ses lèvres. Elles m’avaient tellement manquées, si douce, si pleine. J’avais besoin de tendresse… maintenant.
J’arrêtais le baiser pour aller fermer la porte à clé et revins dans ses bras plus vite que la lumière.
- Tu es sûre ?
- Plus que jamais.
Je mis mes bras autour de son cou et me collais à lui. Sa bouche était une tentation pure. Son regard était brulant de désir et je suis sûre que le mien aussi, vu que ma culotte s’humidifiait de plus en plus.
Il m’embrassa encore et encore, passant sa langue sur mes lèvres, que je lui ouvris sans me faire prier. Nos langues se cherchaient, s’apprivoisaient pour mieux danser ensemble. Je gémis de plaisir tellement cela m’avait manquée. Il passa ses mains sur mon dos, puis les descendis le long de mon corps, pour les poser sur mes fesses. Il les prit en coupe et me souleva contre lui. Je passais mes jambes autour de ses hanches et me frottais contre ce qui ressemblait bien à une bosse de désir.
Il me posa sur le canapé et s’allongea sur moi. Je pouvais sentir son désir s’amplifier. Il continuait de m’embrasser, sur la bouche, la joue, derrière l’oreille, puis traça avec sa langue un chemin jusqu’à mon nombril.
- Le cuir te va comme un gant, tu es si … Hum… Sexy…
Il m’ôta mon haut et passa ses mains sur mes seins. Il les caressa doucement, puis les goûta avec sa langue, c’était délicieux, j’en frissonnais. Je lui caressais les cheveux et les épaules. Mes doigts plongeaient dans ses cheveux et j’en profitais pour lui masser la tête.
Ses mains passaient dans mon dos et descendirent sur mon pantalon. Il le fit glisser le long de mes jambes et je me retrouvais en string devant lui.
- Hum, tu es si belle,… si désirable…
Sa voix était chaude, son souffle me faisait frissonner. Je lui ôtais sa chemise, j’avais besoin de sentir son corps nu sur le mien, j’avais besoin de le sentir contre moi. J’arrachais plus les boutons que je ne prenais vraiment le temps, mais j’avais ce besoin urgent de le sentir en moi. Son pantalon suivi le même chemin et se retrouva au sol. Son regard se remplissait d’un appétit vorace, il me regardait d’un air vraiment appréciateur.
Je lui enlevais son boxer et pris entre mes mains son sexe tendu vers moi. Je lui faisais quelques allers-retours lorsqu’il m’ôtait mes doigts.
- Non, Attends.
Je ne voulais pas attendre, j’avais envie de lui, c’était devenu un besoin primaire. Je le repoussais dans l’autre sens et vins sur lui.
Je le chevauchais et partie à la découverte de son corps. Je ne me rappelai pas de cette douceur, de ces muscles… J’écartais légèrement les jambes et le pris en moi, entièrement.
Il parut surpris, mais de très courte durée. Il posa ses mains sur mes hanches et releva le torse pour embrasser ma poitrine. J’adorais cette sensation, lui m’emplissant totalement, ses mains dans mon dos, me serrant fort et sa bouche… Hum, j’étais à lui… Totalement à lui.
Plus je montais et descendais sur sa verge, plus je ressentais les prémices du plaisir s’activer en moi. Je sentais le feu en moi, je sentais que je me contractais sur lui. J’adorais le serrer encore plus.
- Edward… Je… C’est trop bon…
- Laisse toi aller bébé, laisse toi aller
J’adorais ressentir, le sentir, c’est comme si nous n’étions plus qu’un. Je le regardais dans les yeux et j’y vis quelque chose de nouveau.
Il passa une de ses mains entre nous et vins me caresser le clitoris, lentement, mais surement. Je n’espérais plus que la délivrance et c’est dans un cri qu’il étouffa que je jouis.
Je le sentais venir en moi, quelques secondes après. J’adorais ce moment juste après l’amour, juste se moment où plus rien ne compte vraiment, où l’on ne ressent plus aucune envie. J’étais dans ses bras, j’étais bien, je n’avais pas froid, c’était ma place.
- Bella, il faut que je te dise quelque chose.
Je relevai la tête et attendis. Il avait un air grave, comme s’il allait m’annoncer la fin du monde.
- Bella… Je…
Un énorme coup fut donné à la porte.
- BELLA ! Ouvre cette porte !
- Emmett ? Qu’est ce qu’il fait la ?
- Il était avec nous pour venir ici.
- BELLA, ton Sam m’a dis que tu étais là, OUVRE cette porte !
Je regardais Edward et dus me séparer de lui. Je me rhabillais prestement et attendis que mon amant en fasse de même. Une fois que nous étions correctement vêtus, j’allais ouvrir la porte sur un Emmett passablement énervé.
- Bella, peux-tu me dire ce que tu fais ici ?
Et voilà encore des explications à donner, mais quand est-ce que tout cela va s’arrêter, bon sang ! J’ai vingt-cinq ans tout de même. Je le regardais et commençais ainsi :
- Emmett, je crois que nous allons avoir une longue conversation.
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